2019 Lelystad – Danemark

Navigation 2019
Lelystad – Danemark

 

8 avril Flevo marina Lelystad

Partis le 8 avril,  de Genève nous arrivons à Flevo marina avec la voiture que nous avons louée à Amsterdam.  Nous prenons possession de ce joli bungalow loué pour 3 nuits, qui, par un doux balancement nous rappelle qu’il repose sur des flotteurs. Et passent devant notre petit balcon des canards, des grèbes et des poules d’eau.

Le ptit mousse encore tout joyeux, sait pas ce qui l’attend…

Çà roucoule sec dans les roseaux

Le Cornalin repose sur un ber quelques dizaines de mètres en contre-bas de la marina, près d’une forêt, bien abrité du vent. Il est interdit de dormir dedans.

Le bateau semble avoir passé l’hiver sans problème.
Pour sortir le Cornalin ça va être chaud.

Visite du Cornalin et les surprises du chef….

Non n’étions pas présents lors de la sortie du Cornalin en septembre 2018

Evidemment il était à la peine le propulseur, un peu poussif, on comprend mieux, cette fois c’est pas les coquillages!

On retrouve des morceaux de plastique et alu sur le pont! Bizarre!  Après quelques jours, l’explication vient d’en haut !!
Les UV ont fait leur travail, le réflecteur radar se désagrège.
Il y aura aussi le PC fixe du bateau en panne,  le PC, la HF en panne, etc à voir sous la rubrique PAN PAN et galères.
Alors commencent les grandes manœuvres : nettoyages du pont, des hélices des anodes, de la coque etc…
Il fait froid, le vent d’Est souffle et nous glace. A l’intérieur on met assez rapidement le chauffage et à l’extérieur on supporte doudoune et bonnet.
On ne peut pas mettre le bateau à l’eau avant le 18 avril, nous sommes tributaires d’un gros bateau qui bloque le passage. Alors il va falloir trouver un autre logement, une chambre d’hôtes que Dominique trouve chez une dame très sympathique qui habite dans une jolie maison en rondins. Et ce n’est pas trop loin de la marina. Devant la baie vitrée de notre chambre se promène un cheval…Les petits déjeuners sont délicieux et copieux à tel point qu’à midi on se contente de peu ou presque rien, c’est bon pour notre ligne !

La voiture nous permet d’aller nous ravitailler dans un petit centre commercial et d’aller faire un tour dans l’outlet de Lelystad et de nous offrir une ou deux balades dans les environs. Nous serons émerveillés par les champs de tulipes qui se déclinent en rose, rouge, jaune, violet.

Ailleurs des bordures de narcisses et de jonquilles égaient les routes. La température grimpe gentiment et depuis notre arrivée nous bénéficions d’un temps sec.
Petite virée au port de Lelystad
Après l’antifouling et deux grimpées au mât (qui me rendent toujours aussi tendue…) arrive le mercredi 17 avril, jour où nous prenons congé de notre charmante hôtesse et quittons notre isba pour aller dormir à 4 mètres du sol… !
Hé oui le Cornalin a quitté le chantier et reste suspendu au-dessus de la fosse de mise à l’eau pour permettre au capitaine de nettoyer son bateau avec de l’eau (dans le chantier l’eau était inaccessible pour nous, il fallait remplir des jerrycans).
Oui chérie va falloir grimper! Et passer la nuit là- haut!
Somnambulisme interdit!
On dort mal, comme à chaque veille de mise à l’eau. Dominique a chaque fois l’impression de passer un examen !
A 5h45 le capitaine est déjà à pied d’œuvre ! A 8h30 la mise à l’eau s’effectue très bien.
Depuis jeudi le Cornalin est amarré et on se réhabitue au tintement des drisses, au sifflement du vent et au balancement du bateau…
Vendredi saint: relâche, une journée de wellness, de bulles, de sauna, hammam etc…
Puis commence une série de travaux d’intérieur : plancher de la cabine visiteur et local technique, service du moteur, pompage des fonds etc.. etc… avec des allées et venues à la capitainerie où se trouve un shipchandler.
Pose de Marinedeck dans la cabine arrière
Pose de Marinedeck dans le local technique
Il fait beau, chaud, on dépassera même les 25 degrés mercredi 25 avril ! Mais le soir une pluie abondante déferlera avec vent et même un éclair.
La température a chuté.
Nous avons prolongé la location de la voiture. Heureusement car il a fallu se rendre à 18 km de la marina pour trouver une bouteille de gaz.

Et les travaux de maintenance, de révision, de réparation et de finitions continuent….

Pose d’une sortie d’échappement pour la génératrice.

Dans la foulée, remplacement de la lampe de mât provisoire, par un modèle qu’on espère de 1er choix.

3 montées au mât pour changer cette lampe

Entre 2 réparations, un ptit resto!
Un ptit supplément de pontets et taquets à tribord et bâbord

Pose de barres en bois entre 2 chandeliers (bâbord et tribord) destinés à fixer des jerrycans si des fois on allait là où il n’y a pas de station de gasoil…….

2 nouveaux instruments pour remplacer 2 pannes intermittentes!

Pose d’un rideau de douche, yen a qui sont chochottes et ne veulent pas se doucher dehors!

Voilà c’était une liste exhaustive des modifications exécutées pendant le mois d’avril 2019.
Pour les pannes, et il y en a eu, c’est sous la rubrique pan  pan!

La météo ne nous incite pas à partir… Il fait froid (6, 7, degrés le matin !) et le vent souffle, mais pas dans la bonne direction !!!

Alors on attend une fenêtre météo acceptable qui se profilerait la semaine prochaine, semble-t-il.

Mardi 7 mai
Levés à 7 heures, on se prépare et vers 9 heures, avec un beau soleil mais peu de vent, on quitte Flevo marina.
C’est une petite navigation, car il faut à nouveau tester toute cette mécanique et électronique « on live » !
Le sondeur n’a pas été à la hauteur, la VHF a bogué, et l’appareil photo s’est bloqué !
On entre dans une écluse avec deux énormes péniches. L’une émet un remous qui nous projette contre la paroi, résultat un chandelier a morflé !
On continue sur des canaux intérieurs, c’est calme, vert, paisible avec des troupeaux de moutons, de vaches et de chevaux dans les prés.
On arrive dans un tout petit port KOEVOERT : c’est bucolique, calme, nous sommes les seuls touristes.

Mercredi 8 mai
Nuit calme. Le chauffage a de la peine à démarrer à cause des batteries froides.
Dominique a débloqué l’appareil photo, et réparé la connexion extérieure de la VHF.
Nous repartons sur nos jolis canaux et passons sous des ponts et SUR un pont, oui, les véhicules sont en dessous de nous ! Et nous arrivons à SNEEK.

On parcourt la ville, la zone piétonne, ses rues pavées, ses belles maisons avec larges baies vitrées et beaucoup, beaucoup de vélos. Il pleuvine par intermittence.
Nous mangeons au restaurant du port qui sert une cuisine soignée.

Un décor qui plait beaucoup au capitaine.

Jeudi 9 mai
Nous repartons sur les canaux bordés de jolies demeures coquettes, aux jardins soignés et souvent au toit de chaume. C’est vert, bucolique avec un peu plus loin les troupeaux de bovins dans les champs qui répandent des effluves de purin…

Nous passons sous une douzaine de ponts et sur deux ponts qui enjambent l’autoroute. Ça devient un peu ennuyeux quand il s’agit d’un pont ferroviaire, parce qu’il faut attendre un peu plus longtemps. Alors il faut s’amarrer sur la rive et attendre.
C’est précisément en s’amarrant que nous n’avons pas pris garde aux arbres qui bordent la rive et crac ! une branche a cassé l’antenne VHF. Zut et zut ! (le ptit mousse), ET PUTAIN de MERDE  (le cap.)

On a l’habitude de regarder à bâbord, à tribord, la proue, la poupe, mais pas en hauteur!

La belle antenne HF du cap. en 2 morceaux et l’arbre assassin.

Foutu pont ferroviaire source de casse de l’antenne.

Belle mécanique quand même!

Autre panne : La fonction stabilisation des jumelles ne fonctionne plus!
Nous nous arrêtons en cours de route sur un petit ponton où nous sommes seuls et passerons une très bonne nuit !

Vendredi 10 mai
Ce matin, Dominique teste la douche… hem… encore quelques détails à améliorer !

On traverse Dokkum !

Péniche ou délire médiéval ?

En passant par Dokkum un joli ptit moulin!

On eu 2 écluses payantes 3.5 Euros, pas cher, mais acrobatique, payement à l’ancienne!
L’éclusier fait descendre  un ptit sabot hollandais via une canne à pêche, et on verse sont dû dans le sabot!

Nous reprenons notre navigation et après 13 ponts, dont 2 écluses, la 14ème nous arrête parce qu’elle est fermée de 16h à 18h. Dans la dernière écluse, c’est la hampe du drapeau qui s’est cassée ; zut et rezut ! (Qu’est ce qu’il est poli le ptit mousse!)

Nous nous arrêtons dans la première marina de la banlieue de GRONINGEN. Lena, la responsable de la capitainerie nous accueille chaleureusement et viendra visiter notre bateau, intéressée par un bateau alu qu’elle espère acquérir dans quelques années avec son compagnon.

Samedi 11 mai
Nous prenons le bus pour aller dans la ville de Groningen que nous parcourons deux heures durant. Il y a un parc d’attractions installé au centre-ville.

La vieille gare rétro de Groningen

Des vélos partout ….

 

Evidemment on est en Hollande, alors petits bateaux!
Un peu plus loin un autre parc d’attractions, mais rétro, et un peu en retrait un joli marché avec beaucoup de marchands de fleurs.

Ya un artiste qui s’est lâché!

Nous avons observé, admiré les maisons, les parcs, les statues, les canaux avec leurs vieux gréements, les bateaux logements, et les bateaux délabrés…

Pourquoi pas un mini golf sur le toit?
Avons acheté 2 -3 fromages, comme il se doit et sommes rentrés.

Dimanche 12 mai
Journée préparation, réparations (antenne + hampe), lessive, avitaillement.

Lundi 13 mai
Nous quittons Groningen pour une dernière halte en Hollande.

3 degrés ce matin et une vingtaine de ponts à passer !
Alors que nous avancions tranquillement d’un pont à l’autre, tellement tranquillement que nous avons mis le pilote automatique. Ce dernier, pour une raison qui nous échappe encore, a soudain pris un virage à 90 degrés et le temps de réagir nous précipitait sur la rive bordée de cailloux ! quel choc ! Surréaliste ! Dominique a vérifié la coque, intacte. Ouf ! Vive l’alu !

Nous passons une dernière écluse pour entrer dans la mer du Nord, et arrivons dans le port industriel de DELFZIJL.

Dernière écluse, retour aux marées!

Port industriel.
Nous faisons un tour dans la ville qui est en train de se vider de ses commerces et de ses habitants suite à une gestion du tourisme qui n’a pas eu le succès escompté.

Côte de bœuf version hollandaise!

Mardi 14 mai
Il faut à nouveau tenir compte des marées, donc on ne part pas quand on veut, mais quand le courant le permet !
Nous naviguons et arrivons sur une petite île du nord de l’Allemagne : BORKUM.
Une fois amarrés, les formalités faites, nous prenons le bus pour découvrir Borkum et ses magnifiques plages de sable blanc et au loin sa colonie de phoques. Nous marchons beaucoup, goûtons aux pâtisseries allemandes et faisons une bonne partie du trajet du retour à pied.

Mignon le ptit train, ya même une loco vapeur occasionnellement!

Il y a beaucoup de touristes, même en cette saison, à Borkum, beaucoup de touristes 3ème âge, et pas mal de personnes avec tintebins. L’île est réputée pour ses parcours pédestres et ses pistes cyclables, ses circuits (avec guide) dans la vase à marée basse, les phoques que l’on voit au loin et toutes sortes de produits à base de baies d’argousier (jus, confiture, bonbons, etc…) C’est aussi le paradis des oies et canards sauvages.

 

 

Mercredi 15 mai
Aujourd’hui c’est la toute belle journée ! Soleil radieux ! On sort les vélos, direction la plage où se trouve un sauna ! Une heure à pédaler sur des pistes cyclables bordées d’églantiers, d’ajoncs, avec des senteurs de sureau et de chèvrefeuille.

 

La plage est magnifique et immense. Il faut marcher une bonne demi-heure pour approcher le bord de l’eau. Oui, nous nous sommes trempés…allez ! jusqu’à mi-cuisse ! c’est quand même encore un peu froid !

Chochotte le ptit mousse temp. de l’air 9°, temp. de la mer 11° ça réchauffe quand on entre dedans!

A notre retour, le responsable de la capitainerie est venu nous demander de déplacer le bateau vers une place moins exposée, un fort vent étant annoncé pour le lendemain.

Jeudi 16 mai
Temps maussade, on traîne, on est indécis, faut dire que nos deux heures de vélo sur une selle inconfortable nous ont laissé quelques courbatures. Donc, faut-il le préciser, on a mal au…
Finalement, nous nous sommes décidés pour une marche en direction de la ville. Nous nous sommes arrêtés avant auprès d’un marchand de poissons qui nous a vendu des filets de loup de mer, délicieux !

Vendredi 17 mai
La nuit a été agitée : du vent, un peu de pluie, un peu de houle.
Le temps est incertain. On attend une accalmie pour pédaler jusqu’au Lidl du coin.
Nous irons même un peu plus loin dans un supermarché bio.
Le retour avec le vent contraire sera un peu pénible.

Samedi 18 mai
C’est à nouveau une toute belle journée ensoleillée. Alors les vélos, direction la plage, le sauna, la baignade dans la mer… (trempette totale cette fois !).
Nous faisons la connaissance de Dana une Allemande d’origine polonaise qui vit en Norvège. Elle nous a laissé ses coordonnées au cas où nous aurions besoin d’aide en Norvège. Sympa ! C’est une habituée de l’île, elle y vient chaque année 6 semaines.
Sur le chemin du retour, à un moment donné, Dominique s’engage sur une piste un peu plus étroite que la moyenne, c’est une bande dallée bordée de chaque côté par un fossé. De plus il y a des dévers. Il faut se concentrer pour rester bien au milieu. Mais à un moment donné un de ces dévers m’a fait perdre l’équilibre et me suis retrouvée dans le fossé 3 mètres plus bas dans les orties ! (Ha ! ha ! ha ! Mémé dans les orties !) Égratignures, bleus, rien de grave. Une dame qui passait avec son chien nous a dit que ce chemin était réservé exclusivement aux piétons, ce que nous n’avions pas vu.

Impardonnable, oublié de prendre une photo du ptit mousse dans le décor!

Arrêt chez Lidl, puis retour au bateau fourbus.

Dimanche 19 mai
Partis vers 9h. Visibilité réduite, brouillard, radar. On surveille les fonds avec attention, la marée est montante et nous sommes un peu tôt. Et malgré la dérive relevée au maximum, nous raclerons le fond ( !!!) une ou deux fois, fond heureusement sablonneux.

Balisage sommaire…

Bateau fantôme!

La route à suivre est balisée par des arbustes plantés tous les 50m environ, ne pas perdre de vue, sinon échouage garanti!
Nous accostons sur l’île de NORDENEY, assez semblable à Borkum que nous préférons. Nous ne restons qu’une nuit. Il pleut.

Culture de radis, ça pousse en mer!

Conversationhaus… repaire de tintebins et usine à thé!

On est trop jeune pour rester.

Lundi 20 mai
Réveillés à minuit par des à-coups, l’étrave du bateau frappe le ponton, les amarres se sont un peu détendues. Courageusement, le capitaine sort sous une pluie battante, avec éclairs et grondements de tonnerre pour essayer de les retendre.
Le matin, nous partons dans le brouillard, mais heureusement il ne pleut pas et il ne fait pas trop froid. Nous traversons 3 estrans avant d’arriver sur l’île de SPIEKEROOG.
Il a fallu à nouveau surveiller constamment les fonds et malgré notre attention nous nous sommes plantés dans le sable : marche arrière, propulseur, on s’est désensablés.
C’est assez insolite pour moi de me dire que je parcours des étendues, qui à marée basse, sont complètement découvertes.
Le port de Spiekeroog découvre à marée basse, alors le Cornalin repose dans de la vase et ne bouge pas. On peut dormir tranquille !

Mardi 21 mai
Brouillard, crachin, mauvaise visibilité, on se croirait en automne. Nous ne bougeons pas, le départ est prévu jeudi avec une météo qui s’annonce clémente et une marée favorable. En attendant on vaque à une ou deux occupations avant de faire une sortie.
Spiekeroog est une île qui vit du tourisme, donc beaucoup d’hôtels restaurants, appartements à louer, boutiques de souvenirs. Il y a plusieurs classes d’élèves qui sont en camp de mer. Pas de voitures sur l’île, seules quelques voitures électriques.

Quand même un ou 2 bistros sympas.

Mercredi 22 mai
La brume se lèvera au cours de la matinée. Le vent a bien soufflé cette nuit, ça m’a un peu gênée. Nous visitons la vieille église de l’île, faisons quelques courses. L’après-midi nous faisons une grande balade à travers l’île dont une bonne partie sur la plage de sable blanc. Il fait grand beau.

La plus vieille maison de l’île, pour nains de jardin!

Il y a plein de volatiles sur cette île, mais jamais au menu des restaurants, extrêmement regrettable pour le cap.

Jeudi 23 mai
Il fait grand beau. Soleil radieux toute la journée ! On quitte Spiekeroog vers 13h30 (marée oblige !).

Sortie camp de vacances en mer.

D’abord une passe délicate à franchir à cause du courant et de la profondeur. No problème. Et c’est la pleine mer avec un courant contraire dans un premier temps et qui nous portera dans un deuxième temps. On hisse la GV et le génois, puis le moteur pour arriver 5h30 plus tard à Helgoland et surprise ! nous devons nous mettre à couple, en 3ème position, le port étant trop petit !

Vendredi 24 mai
Bonne nuit réparatrice.

Helgoland est la seule île allemande en pleine mer. Elle a été l’enjeu de combats pour le contrôle de la mer du Nord, notamment entre Anglais et Allemands qui se mettront d’accord en échangeant Helgoland contre Zanzibar. Ce que les Anglais regretteront lors de la dernière guerre. Ils voudront faire disparaître l’île et lâcheront une quantité incroyable de bombes dont on voit encore les traces dans les pâturages.

Beau cratère, ils ne font pas dans le détail les Anglais!

Helgoland vit du tourisme, de ses plages et de ses commerces détaxés.
Pendant plus de 4h, nous faisons le tour de l’île, admirons ses falaises de grès rose et les fous de Bassan qui y ont élu domicile. C’est fascinant d’observer ces oiseaux qui volent sur place, atterrissent auprès d’une femelle et enlacent leur cou dans une tendre effusion.

Fou amoureux les fous de Bassan!

Ya de la 5G dans l’air!

Le phare, seul bâtiment épargné par les bombardements de 1946, année ou la RAF avait décidé de raser l’île, sans succès.

 

On est en sécurité SAR (seach and rescue) est à nos côtés!

Merci la marée, enfin une vue de dessus du Cornalin!

Nous visiterons le musée de l’île qui en retrace l’histoire. Et pour finir nous faisons le plein de boissons qui nous seront livrées au bateau.

Samedi 25 mai
La météo n’est pas sympa, 12 degrés, couvert, mais nous décidons de partir quand même.

On croise un magnifique 3 mâts juste à l’entrée du port.

Quittons Helgoland vers 11h30. Au début, petit vent 3/4 arrière et nous aurons le plaisir de naviguer avec le génois et la trinquette en ciseaux.

 

Après 1h30 de nav, le Cornalin est chahuté par la houle et les vagues le font valser… (même pas malade… !). On passera le reste du temps à dérouler, enrouler le génois pour arriver dans le delta de l’Elbe. C’est un large canal très fréquenté où les eaux sont calmes (ouf !). Ce sont surtout des gros transporteurs qui se dirigent vers le port de Hambourg.

Juste avant Cuxhaven, il y a la zone de préparation des éoliennes pour la mer du nord, des centaines réparties en “fermes.”

Bateau avaleur d’éoliennes.

On croisera tout une collection de cargos

Nous, nous arrêtons dans le port de CUXHAVEN.

Dimanche 26 mai
Il pleut par intermittence. Nous décidons de passer une nuit supplémentaire à Cuxhaven. Cela nous permet d’aller faire un tour dans la ville qui se révèle sans âme et pas authentique du tout. Le quartier le plus sympa, c’est celui qui longe le bord de mer, mais les commerces de poissons sont fermés. Seuls quelques restaurants sont un peu animés.
Les phoques sont le fond de commerce des bateaux de croisière touristique.

Lundi 27 mai
Il a plu abondamment cette nuit, accompagné du vent.
Il faut attendre 14h30 pour profiter de la marée et du courant. En sortant du port, sur l’Elbe, nous sommes chahutés. Heureusement ça ne dure pas trop longtemps.

On arrive à l’écluse d’entrée du canal de Kiel, on l’aura rien que pour nous!!


L’Elbe nous conduit à une écluse qui donne accès au canal de KIEL. Le canal de Kiel permet de passer de la mer du Nord à la mer Baltique. Un petit vent glacial nous accompagne jusqu’à l’écluse que nous appréhendons un peu. Mais surprise ! Pas besoin d’attendre, on nous ouvre la porte et nous sommes seuls dans l’écluse !

Notre premier pont du canal et toujours l’angoisse du ptit mousse, passera? passera pas? (40m de tirant d’air) pas suffisants pour le ptit mousse, faut dire que le Cornalin a besoin de 17m.!!!

La navigation sur le canal commence, c’est doux, agréable. On croise des péniches lourdement chargées.

Il y a 4 zones d’arrêt pour petits bateaux dans le canal, on choisit la première.

Et on admire les bateaux de passage….

La lumière du soir donne des images magnifiques

Nous nous arrêtons sur une aire de retournement (place très large qui permet aux péniches de faire demi-tour si nécessaire). Il y a des piliers en bois et l’amarrage devient une partie d’adresse, car il faut attraper des anneaux fixés sur le bois.

Mardi 28 mai
Mauvaise nuit. Le bateau tirait sur les amarres et le bateau heurtait les piliers de bois.
Nous continuons notre calme navigation sur le canal avec parfois un rayon de soleil qui nous réchauffe. Les bords du canal sont assez monotones : un sentier d’hallage, fréquenté par les propriétaires de chiens, et une bordure d’arbres.

Monotone pour le ptit mousse, pas pour le cap, qui prend des idées pour sa maquette de train..
Une petite collection de ponts!

Tous de magnifiques ouvrages (le cap.)

Et toute une collection de beaux bateaux

 

Franchement, il est pas beau ce canal de Kiel ?

Nous nous arrêtons dans le petit port de RENDSBURG. Amarrage difficile : on n’a pas l’habitude de s’amarrer entre deux piquets. Deux messieurs nous aident.

Courses au supermarché du coin puis partons dans la petite ville de Regensburg dont on fait vite le tour ! On finit la visite sur la place du village dans un restaurant bien fréquenté.

L’église de Regensburg

C’est au berceau que sont enrôlés les pompiers.

Peu après notre arrivée, deux messieurs s’assoient à une table proche de la nôtre et nous ayant entendu parler français nous saluent.
Ce sont deux navigateurs, Hervé et Sebastian, qui reviennent de Saint-Martin et naviguent depuis un mois en ayant fait 3 escales… ! Chapeau bas ! On finira à boire un verre dans leur magnifique Amel, puis ils viendront visiter le Cornalin.
Le bateau des 2 Français, un Amel 54, beau comme un camion, surtout dedans, ya le ptit mousse qui rêve!

Mercredi 29 mai
Vers 9h (pas de problème de marée !) Nous quittons Rendsburg et continuons notre navigation sur le canal et arrivons à la dernière écluse qui nous sépare de la mer Baltique. Il faudra s’amarrer et attendre avec d’autres bateaux plus de deux heures pour pénétrer dans la mer BALTIQUE !
Entrée dans la dernière écluse du canal de Kiel, la Baltique est juste derrière, le gros bateau d’abord, les ptits ensuite!

Nous nous dirigeons ensuite vers le port de WENDTORF.

Jeudi 30 mai
De la pluie et du vent sont annoncés aujourd’hui et nous renonçons à quitter l’Allemagne aujourd’hui.

Vendredi 31 mai
Ô mer Baltique que je t’aime ! Que j’aime ta surface plate, tes vaguelettes minuscules… !
Un vent sympathique nous pousse 2 heures durant, puis il faut continuer au moteur. Nous arrivons dans une zone protégée où les fonds remontent aux environs de 1,50m. Alors il faut être très attentif, car si nous nous échouons, pas de marée pour nous sortir de là.

Nous arrivons sur un minuscule ponton où sont amarrés 2 bateaux. Dominique, après le repas, va palabrer avec les Allemands, emportant avec lui la bouteille de whisky dont le niveau baissera ! Moi, je reste dans le bateau bien au chaud !

Honnêteté scandinave, sur la vitre de la petite cabane qui sert de capitainerie, chaque bateau colle son “gift” sur la porte vitrée, une petite contribution de 10 euros pour l’entretien du lieu!

Samedi 1er juin
Après le petit déjeuner, une balade pour découvrir cette baie sauvage, protégée et déserte en cette saison.

Vous êtes perdus ?                                                                                                  Un besoin pressant ?

Ancienne maison de garde avec son mobilier des années 50

Nous quittons ce bel endroit et très vite nous pouvons mettre GV et génois et un peu plus tard génois et trinquette en ciseaux. Puis le vent forcit. Ne reste plus que la trinquette qui nous mène dans la baie de FEJO. Les rafales montent jusqu’à 25 kts. Malgré le vent, nous ancrons, rebutés à l’idée de devoir s’amarrer entre 4 piquets dans une marina.

Dimanche 2 juin
Et bien nous en a pris, les rafales ont peu à peu disparu et nous avons passé une nuit sans un pli !
Nous reprenons notre route et nous nous dirigeons vers le port de VORDINGBORG. Aux abords de ce port, nous voyons une dizaine de bateaux se diriger vers cette destination, nous en déduisons, outre le fait que c’est le weekend de l’Ascension, que la ville doit être très pittoresque.

Et bien non ! Ville morte ! Tout est fermé, désert, même pas trouvé une boulangerie ouverte ! Juste un magasin d’alimentation tenu par des Syriens. La tour de l’Oie que nous voulions visiter, fermée à 16h ! De dépit nous sommes retournés au port boire une bière : l’équivalent de 5 euros le verre ! Il fait chaud, lourd, sommes passés de l’automne à l’été en deux jours !

Lundi 3 juin
Il fait encore beau et chaud ! Avons enfin pu échanger le pantalon de ski contre le short ou bermuda. Après 2 heures de nav le ciel devient menaçant. On se réfugie sur la petite île de NYORD. On a le temps, avant l’arrivée de la pluie, de visiter à travers champs ce petit bijou d’île (41 habitants !) qui possède de très vieilles maisons au charme fou.

Pas mal le bar, au pays de l’abstinence ! alcools de tous pays!

Pluie, tonnerre, le cap a fait le bon choix !

Mardi 4 juin
Il fait beau, doux et nous nous dirigeons vers le port de RODWIG. Nous faisons le tour du port, à moitié port de plaisance et moitié chantier naval avec d’invraisemblables carcasses de bateaux, des bateaux complètement farfelus et d’autres en cours de réparation. Puis nous marchons jusqu’à notre premier supermarché danois. C’est un peu plus cher qu’en Hollande ou Allemagne, mais les produits restent abordables.
On goûte ensuite le plat local, sorte de ragoût avec beaucoup de petites pommes de terre.

Promenade sur les quais, on tombe sur un EMS à bateaux….

Et, délire d’architectes navals…. Peut-être que Pezzi est passé par là?

Mercredi 5 juin
Debout à 7 heures, nous voulons (enfin surtout le cap… !) aller visiter le musée de la guerre froide qui se trouve à près d’une heure de marche. Nous voulons y être à l’ouverture soit à 9 heures. Mal informés, le musée n’ouvre qu’à 11 heures- Dépités nous faisons le tour extérieur du territoire militaire et vers 9h 30 voyons un employé arriver que nous interpellons. Il nous indique qu’une visite guidée (déjà complète !) commence à 10h20… Mais il ouvre le portail et nous allons à la réception qui nous indique que la prochaine visite a lieu à 11h20 !!! Alors nous nous promenons à l’intérieur du parc en attendant la visite.

Fusée du 1er août version guerre froide.

Radars, le cap aime beaucoup ces ptites bêtes, technologie des années 70

On descend dans les entrailles de la falaise et promenade dans les couloirs


Poste  radar de surveillance souterrain

Dominique donnera les explications, car entre l’oreillette qui me donnait des explications en anglais et le guide qui parlait fort en danois, je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi. Et pour être honnête, de voir ces missiles, radars et autres machines de guerre ne m’a pas passionnée.
D’ailleurs, il y aura une ou plusieurs mesures compensatoires. Le prochain musée, c’est MOI qui le choisirai !
Aie aie aie, ya de la poterie dans l’air….

Une heure de marche pour regagner le bateau, larguer les amarres, se faire balancer par les vagues de face puis faire une heure de près sous un soleil encore éclatant et arriver dans le port de DRAGOR.
Après plus de 4 heures de marche et 3h de nav, pas besoin de somnifère !

Jeudi 6 juin
Ça souffle et ça roule…

Nous reprenons la mer en direction de COPENHAGUE et choisissons la marina de Tuborg, marina avec un yacht club très sélect.
Nous partons à la découverte du quartier qui a un centre commercial. Nous passons devant une immense salle qui abrite un congrès scientifique européen d’animations pour les musées. Nous assistons à la démonstration d’un champ magnétique, qui dans une explosion, contracte totalement un cylindre en aluminium !

En fait il s’agit d’un congrès sur des expériences scientifiques à proposer aux musées!
Un courant très court de plusieurs milliers d’ampères va provoquer une contraction du seau en quelques millisecondes.

Puis nous allons repérer la gare et rentrons avant d’essuyer un bel orage.

Vendredi 7 juin
Il a encore plu cette nuit.
Nous partons pour découvrir Copenhague et prenons le bus en expliquant au chauffeur que nous voulons aller au centre-ville. On n’a toujours pas compris ce qu’il a compris, car il nous a fait descendre pas loin du musée Carlsberg (d’ailleurs en restauration) !!!
La Carlsberg familly

Dommage, pas de visite tout est en rénovation.

Une heure de marche pour gagner la gare centrale où un brave employé nous a aidés à prendre un billet valable 3 jours. Puis nous avons passé devant Tivoli, le fameux parc d’attractions et avons continué à déambuler parmi la nombreuse foule pour prendre le pouls de la ville. Nous avons vite compris qu’à la perspective du match Irlande Danemark, l’effervescence montait et était évènement du jour.
Nous avons vu les Irlandais regroupés dans une certaine zone et les supporters danois dans une autre.


Avons pris le bateau bus, puis 2 bus différents pour regagner la marina.

Samedi 8 juin
Il pleut ce matin, pas envie de sortir du bateau… On le quitte quand même pour prendre le bus jusqu’au centre-ville où une foule dense assiste au défilé de danseurs et surtout de danseuses boliviennes, ce qui réjouit l’œil du marin !

Beerbike, filles en goguette, ça boit, ça piaille et ça n’avance pas vite, faut pédaler pour mériter sa bière!

Nous sommes allés ensuite à Kristiansen, la free city, au nord de Kristianhaven. Une ville dans la ville. Ancien territoire militaire, squatté dans les années 70 par des hippies et autres marginaux qui rêvaient d’une autre vie. Cité alternative, repaire d’artistes, d’idéalistes, de quelques hippies et surtout de fumeurs de haschisch. Entre les stands de vente de haschisch sous toutes ses formes, des constructions de bric et de broc. C’est tagué, coloré.

Usine à shit

Marché à shit

Une espèce de nomansland, un squat taille plaine de Plainpalais x 3 qui se veut indépendant. Bon une fois n’est pas coutume, on retourne dans l’EU!!!

Nous allons ensuite visiter le musée du design danois. C’est surtout la chaise à travers ses modes qui est à l’honneur.
Là, le cap. paie l’addition des ptits radars!

Puis, incontournable : la petite sirène off course !
Son visage est celui de la maîtresse du brasseur Carl Jacobsen, tombé amoureux alors que cette danseuse se produisait dans le ballet illustrant le conte d’Andersen.

La ptite a été décapitée 2x, entre autres par les féministes en soutien aux femmes battues, voilées, outragées,.
Statue martyre en quelque sorte.

Et nous marchons, marchons plus d’une heure pour regagner le Cornalin.

Dimanche 9 juin
Aujourd’hui nous avons rendez-vous avec nos amis Marie-Claude et Henri qui rentrent d’un voyage dans le Nord et font escale à Copenhague. Retrouvailles amicales et intéressantes.

Lundi 10 juin
Direction musée national qui abrite une collection importantes de tableaux, sculptures, du Moyen Age jusqu’à nos jours.
Nous traversons ensuite les jardins du roi et voulons prendre le bus pour rentrer, mais les rues sont fermées. Il y a une course pédestre qui regroupe plus de 100.000 participants. On prendra le métro, puis le train.

Mardi 11 juin
Il a plu cette nuit et il pleut encore ce matin, mais le soleil reviendra et il fera jusqu’à 24 degrés au cours de la journée. Aujourd’hui c’est journée bateau : ça signifie entretien, lessive, avitaillement etc…

Mercredi 12 juin
Orage et averse cette nuit.
Le colis commandé par Dominique arrive ce matin : ce sont 6 jerrycans- Mais comment les arrimer ? Il faut du petit matériel et hop en route pour trouver le quincaillier ou le shipchandler du coin. (Tu parles ! Il a fallu marcher 1h1/2 pour en trouver un !) Du coup. Il faut un peu de temps pour fixer tout ça. Donc on ne part pas demain.

Jeudi 13 juin
Et bien si ! Nous sommes partis, Dominique ayant besoin de cogiter encore la fixation de ses jerrycans, le concept n’étant pas encore au point !

Une ptite bière et ça ira mieux…

Nous quittons la Tuborg marina et naviguons entre les rives danoises et suédoises et allons nous amarrer dans le petit port suédois de HÖGANÄS. Bonjour la SUÈDE !!!
Le port est mal protégé et la houle nous secoue.

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