2017 Espagne – Portugal La Corogne

Jeudi 22 juin
Aujourd’hui nous remontons le fleuve Guadiana qui sépare l’Espagne et le Portugal. Magnifiques paysages, aux collines douces, sauvages, rives bordées d’oseraies d’où proviennent de doux pépiements d’oiseaux. Des yachts inoccupés sont amarrés sur le parcours du fleuve et attendent leurs propriétaires pour la saison estivale.

D’abord il faut passer sous le pont et comme d’habitude, ANGOISSE du ptit mousse, on va démâter…. à cause da la marée….
A la hauteur de Alcoutim (côté portugais) ou de Sanlùcar (côté espagnol), nous nous amarrons à une bouée, prise qui sera difficile à cause de l’amarre entortillée et de la marée basse. Nous y laisserons des plumes : l’embout de la gaffe. Et zut !

Beaucoup de bateaux sur bouée ou à l’ancre  en attente de leurs propriétaires.

Cornalin 20 milles (36km) à l’intérieur des terres et toujours une marée d’un mètre environ

Puis le vent s’est levé et nous n’avons pas osé quitté le Cornalin le soir.

Vendredi 23 juin
Le vent s’est calmé et la nuit a été paisible.
Ce matin, avant les grandes chaleurs, nous sommes allés au Portugal, visiter Alcoutim et son château, un joli petit village propret.

Petite particularité entre ces 2 villages: LES CLOCHES. 2 églises pas tout à fait synchronisées car quand on essaie de compter les “gongs”
il en manque un, par rapport à nos montres et on réalise qu’au Portugal il y a 1 heure de moins qu’en Espagne!

Le soir, une petite fringale nous pousse à chercher un petit restau que nous trouvons côté portugais. Mais au moment de reprendre l’annexe….le moteur n’a jamais voulu repartir ! C’est notre voisin français qui nous remorqués jusqu’au bateau. Après avoir partagé une bière pour le remercier, Dominique a quand même voulu essayer de faire redémarrer le moteur qui a ronronné sans problème ! Capricieux, ce moteur ! un jour il finira en sous-marin!!

Samedi 24 juin
Avons prévu de partir ce matin avec la marée descendante, mais voilà que Dominique constate qu’il y a de l’air dans le filtre à essence et si on ne fait rien, c’est la panne assurée…Alors on rate la marée et on reste un jour de plus sur le Guadiana. Le vent se lève et souffle toute l’après-midi jusqu’au soir. On reste sur le bateau.

Marée montante et 30 kts de vent descendant, donc bateau en travers, pour choisir le vent… relever la dérive et Cornalin s’aligne sur le vent!! tout le monde danse sauf nous!

Bateau navette, transformé en discothèque par une bande de jeunes

Dimanche 25 juin
L’air a été évacué, la marée descendante commence vers 8 heures, et son courant porteur nous fait gagner 2 knts. Nous nous arrêtons à Ayamonte , encore en Espagne, un peu avant l’embouchure du Guadiana dans l’Atlantique.

C’est pour qui les faïences….

Ce soir thon rouge!

Pour les écolos traumatisés par l’idée de la disparition du thon rouge de Méditerranée,  il faut savoir que suite à une pêche extrêmement restrictive, les prises sont en augmentations et très contrôlées. Le prix au kg est d’environ 20 Euro .

Lundi 26 juin
Une journée entretien, réparations, etc… Ai même fait de la confiture !

Mardi 27 juin
Depuis que nous sommes partis, c’est la première fois que nous rencontrons un bateau suisse : Françoise et Philippe, ex Genevois, émigrés à Lutry. Nous passons une sympathique soirée en leur compagnie dont l’expérience en navigation et voyages est très supérieure à la nôtre.
Dominique hésite à partir demain.

Mercredi 28 juin
En fait, il pense plutôt partir vendredi. Dans ce cas-là, nous disent Françoise et Philippe, venez avec nous demain à Séville. «2 h30 de car, départ 6h40.

Jeudi 29 juin 
Levés avant l’aube, à 9 heures nous sommes à Séville. Comme nous rentrerons en milieu d’après-midi, nous aurons le temps de  ne visiter que 2 curiosités. L’Alcazares, (résidence royale) avec ses palais, patios, faïences, voûtes sculptées, jardins. L’Alcazares fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Thérèse et sa nouvelle copine.
Nb. si la tour penche, c’est pas celle de Pise, le cap. vise mieux après une canã ou deux!

Pour une fois j’aime une tapisserie, le sud en haut le nord en bas, avec la Corse et la Sardaigne!

La piscine de la princesse

Et la cathédrale, somptueuse avec sa giralda, sa tour qui est un ancien minaret. L’intérieur est immense : des chapelles, des tombeaux, entre autres celui de Christophe Colomb (contesté par St-Domingue), beaucoup d’or et d’argent.

Tombeau de Christophe Colomb, le dieu des navigateurs!

Ancien minaret reconverti en clocher, chacun marque son territoire comme il le peut!

Pour une ville connue pour ses records de température, avec une moyenne de 40° , nous avons eu la chance de la visiter avec 28°! et on n’ose pas dire qu’on avait même un peu frais le matin!

De retour à Ayamonte, il faut s’occuper de notre départ : capitainerie, avitaillement…etc…
Comme nous allons quitter l’Espagne, Dominique ne résiste pas à l’achat d’un JAMON !

Les maquereaux sont en vacances, alors on se console comme on peut!

 

Vendredi 30 juin
C’est le départ, nous quittons l’Espagne et entrons au Portugal avec une navigation à la voile jusqu’à à l’arrivée. Nous jetons l’ancre dans une immense baie, près de Faro.

En ce moment Dominique déplace le bateau pour qu’à marée basse, nous soyons échoués sur le sable. C’est un test, dit-il. On verra si demain il faut faire venir la garde portugaise pour nous tirer de ce mauvais pas ou si seule la marée montante suffira… !
Après un savant calcul de marée , je mets le réveil pour 1h30 du matin, à l’heure dite, debout pour  voir Cornalin les pieds  au sec.

Stupeur, erreur de calcul, confusion,  il y a encore 50 cm. d’eau!
Mise en route du PC ….. on est pas à marée basse, erreur du téléphone qui sert de réveil, cet âne de tel. n’est pas sur le bon fuseau horaire!
Recalcul c’est pour dans 1h.

Cette fois c’est mieux, mais où est l’eau il devait rester 10cm. ! erreur confusion, ça craint!
Le vent souffle à 20 kts , on est peinard pour dormir!

En cherchant bien, l’eau est juste à l’avant du bateau, l’honneur est sauf, mais pas pour bien longtemps….
Au petit matin c’est l’angoisse: le vent a tourné, et Cornalin  n’est pas encore  libéré, la marée n’est pas encore suffisamment montée!
Cornalin gite un  peu à cause du vent  de travers et je transpire pour mes safrans. De plus l’échelle est coincée dans la vase, ça tire de travers sur  l’ancre avant et arrière. Petit à petit Cornalin se met dans le lit du vent.
Reste à constater les dégâts.. seule l’échelle semble avoir souffert!

Samedi 1er juillet
Etape suivante : Portimào, grande baie avec une immense marina dans laquelle nous n’allons pas, car la proximité des discothèques nous en a tout de suite dissuadés. Nous ancrons à l’entrée de la digue et vu la nuit hachée que nous venions de passer avec l’expérience de l’échouage, nous dormons comme des loirs.

Le mouillage est calme, un délice.

Dimanche 2 juillet
Nous hésitons à avancer et nous rapprocher du fameux cap St-Vincent. Finalement nous restons à Portimào et passons notre dimanche à être ballottés par les estivants en hors bords…

Lundi 3 juillet
Levés avant le lever du soleil, nous avons une longue route à faire. 23 milles avant d’aborder le cap St-Vincent qui se montrera sous un jour tout à fait fréquentable. Mais après le cap, la houle s’inverse et est de travers, le vent de face, et nous serons promenés d’un côté à un autre des heures durant. (Même pas malades… !). Nous rencontrerons nos premiers dauphins en Atlantique.

Cap Saint Vincent
Après 14 heures de nav. arrivons 10 minutes avant la nuit dans le port de Simes où nous ancrons rapidement devant l’entrée de la marina avant de nous écrouler sur notre lit.

Mardi 4 juillet
La surprise ce matin, en nous levant est de constater le brouillard qui règne à l’extérieur. Nous partons avec le radar. Le brouillard s’estompera au cours de la journée et nous arriverons à Sesimbra sous un soleil éclatant. Nous allons dans la marina. Peu de temps après vient s’amarrer un bateau suisse dont le nom est : « Ichbisnogdsii ». Vous avez essayé de le prononcer ? Vous n’y arrivez pas ? Normal c’est du suisse-allemand, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué !!!

Ça doit être facile de lancer un appel de détresse avec un nom pareil!
Mayday, mayday, mayday, this is Ichbisnogdsii , Ichbisnogdsii , Ichbisnogdsii ………..
Ils ont de l’humour ces Suisses-Allemands,  Ichbisnogdsii , ça veut dire , “C’est pas moi qui l’ai fait” … le trou dans la coque en trompe l’œil!
Chapeau, fallait oser!

J’aime bien ces ports avec plein de bateaux …. à rénover!

Le soir, nous allons dans un bistrot de pêcheurs manger un poisson que nous choisissons. Le problème c’est que nous ne connaissons pas son nom : il ressemblait à un énorme rouget avec un œil énorme et il était vachement bon !

Mercredi 5 juillet
Le lendemain, nous allons à pied à Sesimbra. Les plages sont occupées par les vacanciers avec parasols, chaises longues ou pliantes, petites tentes, tout l’arsenal du baigneur… mais justement peu de baigneurs dans l’eau, qui reste fraîche.
Nous mangeons nos premières sardines portugaises.
L’après-midi, de retour au bateau, Dominique détecte enfin la fuite d’eau : c’est le joint de l’axe de la pompe d’eau de mer du refroidissement du moteur dans la gatte qui fuit au rythme de 1 litre par heure (de moteur). Il faut commander un nouveau joint en …..Suède !

Jeudi 6 juillet
Nous allons à Cascais, dans la marina très chic, où se trouve le voilier Northsail à qui nous apportons notre trinquette pour la réparer et prenons rendez-vous dans une semaine pour faire réviser la GV et le génois.

Vendredi 7 juillet
Départ avec la marée montante qui augmente notre vitesse de 2knts et arrivons dans les eaux du Tage. Nous passons sous le pont du 25 Avril. Il est impressionnant. Sur la partie haute circulent les voitures que l’on distingue à travers les claires-voies et sur la partie basse, au moment où nous passions, on a entendu le bruit assourdissant du train qui traversait le pont.

Un bruit pas possible en passant dessous!

C’est magnifique ! Sur la rive droite nous passons devant la tour de Belem, tout droit sortie d’un conte de fées, puis nous repérons le Monument de la Découverte reconnaissable à sa forme caractéristique de proue de navire. Sans oublier la statue du Christ au-dessus du pont.

La tour de Belem , déplacée.

Mais nous n’allons pas à Lisbonne. Nous allons sur la rive gauche du Tage dans une baie sur les bords d’un village qui s’appelle Seixal. Nous essayons à deux reprises d’ancrer, en vain. On avise une bouée privée et s’y amarre. Très vite un garde vient nous dire que nous ne pouvons pas rester… galère ! Nous nous apprêtons à quitter la bouée quand le même garde revient nous dire que nous pouvons rester, le propriétaire étant d’accord ! Ouf ! Nous lui offrirons du vin et du chocolat.

Ouaaa, il en a des admirateurs le Cornalin!
Moulin à marée en arrière plan

Une fois installés, Dominique téléphone à Françoise et Alain qui faisaient partie du club de constructeurs amateurs, partis depuis six ans ! Nous les retrouvons en fin d’après-midi et passons la soirée avec eux.

Souvenirs de l’époque de la construction!

Samedi 8 juillet dimanche 9 juillet
Nous restons à la bouée avec un ou deux voyages à terre pour découvrir le village et s’approvisionner en produits frais.

J’aime bien ces vieilles bicoques, où sont les touristes?

Lundi 10 juillet
Pour traverser le Tage jusqu’à Lisbonne, il faut choisir le bon moment : un peu de marée descendante et au milieu du parcours un peu de marée montante.

Dans la marina de Parque des Naçoes nous sommes accueillis par deux marineros qui nous aident à nous amarrer et nous souhaitent la bienvenue.
En fin d’après-midi, nous partons à la découverte du quartier qui est l’ancien site de l’exposition universelle de 1998. De belles promenades qui permettent de se protéger de la chaleur, des « volcans d’eau », sortes de cônes ruisselants et des bâtiments à l’architecture audacieuse. Une gare et un centre commercial hyper modernes. Nous prenons le métro pour l’aéroport où nous allons accueillir ma sœur et son ami Bernard, venus passer quelques jours à Lisbonne.

Juste un ptit problème d’envasement, pour sortir faudra prendre la pelle chérie…

Mardi 11 juillet
L’après-midi nous prenons le métro pour rejoindre ma sœur et son ami. Puis un tram nous emmène sur la colline. Nous sommes tout près du château de St Jorge. Forteresse construite par les musulmans, elle devient résidence royale durant le Moyen Age jusqu’au XVIème, puis sa vocation deviendra plus militaire, avant de devenir un lieu fréquenté par les touristes.

Touristes tourtereaux….
Nous finirons la journée dans un petit restaurant, un peu en retrait des grands boulevards, restaurant authentique, fréquenté par des autochtones.

Super bon bistrot authentique, bravo Bernard.

Mercredi 12 juillet
Il faut refaire des téléphones au sujet du joint…
2 heures de trajet, bus + marche pour aller à la tour de Belem, qui autrefois se trouvait au milieu du Tage et gardait l’entrée de Lisbonne. Avec le tremblement de terre de 1755, le cours du Tage s’est modifié et la tour a été déplacée.
Nous allons ensuite voir le Monument de la Découverte, superbe sculpture en forme de proue de navire. Henry le Navigateur, se tient tout devant avec une caravelle dans les mains.

Pas mal les marins Portugais, on leur doit beaucoup de découvertes.

Puis nous visitons le monastère des Jeronimos, financé par le profit du commerce des épices. La crypte est très impressionnante par son plafond plein de voûtes. L’église est très belle et abrite la tombe de Vasco de Gama. Pas le courage de faire la queue sous un soleil de plomb pour visiter le cloître.
Mais nous passons un bon moment au musée de la Marine avec une belle statue de Henri le Navigateur à l’entrée et tout le passé maritime portugais se déroule tout au long du musée avec de magnifiques reproductions de caravelles, galions et autres bateaux… Dominique a beaucoup aimé .

Tout ce qui flotte appartient à la marine, même les avions!

Et pour faire bon poids, un dernier musée, celui des « coches » (des carrosses), plus dans un premier temps pour être au frais, et agréablement surpris ensuite par la belle collection de ce musée.

Des idées pour la proue du Cornalin!

Bonne nouvelle : le joint est parti pour Lisbonne cette fois-ci ! Devrait arriver jeudi….

Sur le chemin du retour, une halte au marché couvert, qui, malheureusement était fermé.
Nous retournons manger *authentique »… !

Jeudi 13 juillet
Mauvaise nouvelle : le joint est bloqué à Paris ! Il y restera une journée .
Journée Oceanario, le plus grand après celui d’Osaka.
Bondé ,  magnifique, mais décourageant avec tout ce monde agglutiné aux aquariums, à voir hors saison.

Vendredi 14 juillet
Le joint a quitté Paris, il est à Madrid !
Levés tôt, nous allons déjeuner à l’hôtel, rejoindre ma sœur. Puis nous allons visiter un dernier musée : celui des Azulejos (des céramiques). Très beau.

Le ptit mousse est aux anges!

En milieu d’après-midi, nous apprenons que LE JOINT est arrivé à la marina !!!
Super ! On pourrait croire que le problème est résolu… ? Eh bien, non ! Il faut aller acheter une scie spéciale pour pouvoir accéder à la pièce qu’il faut changer… !
Donc, le soir, une heure de marche supplémentaire pour aller acheter LA SCIE.

Samedi 15 juillet
Journée bricolage… Et pliage du génois. On retrouve Edith et Bernard au centre commercial. Dernier soir ensemble.

Dimanche 16 juillet
Sale nuit, voisins bruyants, musique et… erreur de réveil : 5 heures du matin ! Dominique s’est trompé d’une heure ! Il voulait absolument trouver l’origine de ce petit sifflement du moteur qui l’indisposait. Et à 6 heures du matin, il cherche et trouve. Content !
A 9 heures arrivent Edith et Bernard pour une petite croisière qui nous amènera à Cascais. Il fait beau, la ville défile devant nous. Nous quittons le Tage pour l’Atlantique et en un rien de temps, nous nous retrouvons pris dans une épaisse nappe de brouillard, qui disparaîtra après 2 ou 3 milles.
Arrivés à Cascais avec un beau soleil, nous nous mettons à l’ancre. On grignote un brin et je veux faire un dernier café quand….je constate qu’il n’y a plus de gaz ! C’est le problème du jour, car la bonbonne venait d’être changée ! Question : où est la fuite ? Donc pas de dernier café pour nos deux voyageurs qui retournent à Lisbonne en train.

Bye-bye les Genevois!

Lundi 17 juillet
Sept heures du matin, le capitaine décide qu’il est grand temps de déplacer le bateau jusqu’au ponton d’arrivée de la marina de Cascais. Je râle un peu pour la forme… même pas le temps de déjeuner… Mais c’était une bonne idée 1) parce pas de vent, donc accostage facile et 2) il y avait déjà deux bateaux en attente, alors que le bureau n’ouvrait qu’à 8h30 .
Peu de temps après être amarrés, Northsail vient chercher les deux voiles à réviser et nous, nous partons à la recherche de bonbonnes de gaz. Nous devrons nous adresser dans cinq endroits pour enfin obtenir la promesse de nous livrer deux bonbonnes.

Mardi 18 juillet
Nos voiles sont prêtes en fin de matinée et le gaz nous est livré avec un nouveau détendeur et un bout de tuyau neuf, Dominique soupçonnant l’un ou l’autre d’être l’auteur de la fuite.
Les voiles remontées, nous partons acheter du wifi.

Mercredi 19 juillet
Départ 6h30 pour une longue nav. Au départ crachin et brouillard, on se rapproche du nord ,
But : Nazaré.

Jeudi 20 juillet
La marina de Nazaré est bien protégée, mais ça souffle et pensons devoir rester quelques jours ici. Nazaré est un lieu très prisé des surfeurs.
Nous marchons beaucoup, la ville est à plus de 2 km de la marina.  Les plages sont immenses, propres, blanches. Les femmes font sécher leurs poissons sur des claies et les vendent. On voit aussi des femmes d’un certain âge en jupes et foulard, assises sur des chaises, tenir des enseignes pour louer des appartements ou chambres. Le bord de mer est animé, avec attractions foraines. Les vacanciers sont là, on entend beaucoup parler français. Un peu en retrait, se trouve le marché couvert, très coloré, avec fruits, légumes, poissons frais et autres marchandises.

Pas folles les mémés… un Euro la sardine séchée!

Vendredi 21, samedi 22, dimanche 23 juillet
Nazaré toujours. On attend une fenêtre météo.

Petite visite du port, des projets de construction en panne!

Reverra-t-il la mer ?

Lundi 24 juillet.
De bonne heure, nous allons prendre le bus pour visiter Obidos, petite ville moyenâgeuse entourée de hauts remparts. Les animations n’ont lieu que le weekend. Mais on se lasse vite de la kyrielle de boutiques, bars, restaurants. Il n’y a pas grand-chose à visiter.

Un beau château, mais vide de ses occupants, jour de grève ?

Pas content le ptit mousse, le cap aurait bien voulu profiter un peu, mais gare aux représailles….

Mardi 25 juillet

Aujourd’hui, nous visitons Sitio, le quartier de Nazaré perché en haut d’une falaise. Un funiculaire nous y emmène. La vue est superbe. Nous marchons jusque au phare où sont exposés les posters des célèbres surfeurs, entre autres de celui qui a battu le record d’Europe avec la monstrueuse vague de 33 mètres !

Le phare de Nazarré, on obéit au ptit mousse!

Vue magnifique, le meilleur reste à venir ….
Des panneaux expliquent également comment de telles vagues peuvent se former.

Vu la taille du surfeur en haut à droite, on peut deviner la taille de la vague !
La configuration du lieu avec un canyon sous-marin à proximité engendrent de tels phénomènes.

Nettement plus intéressant… beach volley entre filles! Je vous avais dit le meilleur!

Mercredi 26 juillet
Relâche
Relâche du ptit mousse…. qui ne veut pas que je mette la photo…

Jeudi 27 juillet
Levés à 5h30, départ 6h30, bruine, brouillard, froid. Beurk ! Mais c’est la loi des marées qui dictent les heures de départ et d’arrivée…
A mi-parcours, Dominique aperçoit de la fumée blanche sortir de l’échappement de l’eau de refroidissement du moteur….
Habemus papam… ? non ! habemus merdam ! ou habemus pan pan

Dominique fait les vérifications d’usage, ne trouve rien. On continue en réduisant la vitesse, ce qui génère un peu moins de fumée et arrivons à Figueira. Des voisins français nous accueillent. Le problème de la fumée blanche ne laisse pas le capitaine tranquille, qui, après moult réflexions en déduit que c’est le thermostat qui est défectueux.
Cela ne nous empêche pas d’organiser un apéro avec les trois bateaux français, apéro qui sera suivi de spaghettis et se terminera assez tard.

Vendredi 28 juillet
Pour être sûr que c’est bien le thermostat qui est en cause, il nous faut partir à la recherche d’un thermomètre (à viande), ce sera la quête du Graal de la journée. Nous le trouverons, mais il nous faudra nous rendre en taxi dans un magasin spécialisé, après avoir écumé la petite ville de Figueira. Dominique a procédé à ses vérifications, fait ses tests… pas sûr que ce soit le thermostat… glandouillage et emmmerdouillage en perspectives….

Samedi 29 juillet
En route pour Aveira avec du brouillard, une visibilité réduite, mais pas de crachin ni de pluie. Au bout d’une heure, rebelotte : de la fumée blanche qui sort de l’échappement !
A vitesse réduite nous arrivons dans la ria de Aveiro, estuaire constitué de marais salants et de lagunes de sable. Nous ancrons dans la baie et mis à part les hors bords qui font des vagues, on y est bien.

Dimanche 30 juillet
A 6 heures la valse des pêcheurs du dimanche commence. Impossible de dormir.

Il ne nous reste plus qu’à nous préparer à partir. Nous n’irons pas à terre visiter la jolie ville d’Aveira, qui ressemble, ai-je lu, à une petite ville hollandaise.
En route pour Porto avec toujours ce problème de fumée blanche…
Nous entrons dans l’estuaire du Douro jusqu’à la marina de Porto. La marina est confortable, mais à 15 km de l’aéroport (les avions passent au-dessus de nous…)

Lundi 31 juillet
Journée bricolage. Dominique démonte l’échangeur de température et le coude d’échappement et constate qu’ils sont partiellement bouchés.

Ce qu’il faut savoir c’est que le circuit d’eau fait 3 allers et retours dans cet échangeurs, donc 1er aller bouché à 50 %,
Brave moteur, c’était pas de la fumée blanche mais de la vapeur…..

Il passe une commande chez Volvo, matériel qui n’arrivera que dans deux jours.
Près de la marina se trouve un lavoir à l’ancienne, avec de nombreux bassins et étendages à l’extérieur.
Ça me rappelle une vieille chanson que chantait entre autres Luis Mariano :

Connaissez-vous les lavandières         Tant qu’ y aura du linge à laver
Comme il y en a au Portugal                   On boira de la manzanilla
Surtout celles de la ville de Setubal     Tant qu’y aura du linge à laver
Ce n’est vraiment pas des lavoirs          Des hommes on pourra s’en passer
Où elles lav’nt mais des volières            Et tape et tape et tape avec ton battoir
Il faut les entendre et les voir                 et tape et tape tu dormiras mieux ce soir
Rythmer leurs chants de leurs battoirs

On visite Afurada, le petit village de pêcheurs à proximité de la marina.

Mardi 1er août
Nous partons à la découverte de Porto. Prenons d’abord un bac pour rejoindre l’autre rive, puis le tram qui nous amène en ville.

Elle est tout en pente. Les touristes y sont nombreux. Nous visitons la gare, magnifique, dont les parois sont recouvertes d’azulejos, le marché couvert, les rues piétonnes.

Marché de Porto, un peu bancal!

Un ptit groupe de mamys cuisine des bacalhaus et musique d’ambiance!

La gare

La zone à toutous pour le porto!
Mercredi 2 août
Dominique a reçu son matériel… donc bricolage en vue !

Jeudi 3 août
On découvre un peu les alentours : les plages superbes, mais que l’eau est fraîche… !

Vendredi 4 août
Malgré la forme peu éblouissante du capitaine (il a attrapé froid, il a le rhume, et tousse), nous louons un scooter et partons découvrir les alentours de Porto. Nous faisons quelques achats dans un centre commercial et rentrons par le littoral. Il y a des baigneurs  (peu dans l’eau !), lorsque tout à coup un nuage de brume les enveloppe et les rend invisibles. Le drapeau rouge est alors hissé : interdiction de se baigner !

Samedi 5 août
Petit tour au marché de Afurada et départ pour Porto où nous visitons la cathédrale, puis nous voulons voir le musée des transports et communications, mais il est fermé. On s’offre alors « le World of discoveries » qui retrace l’histoire de la navigation portugaise d’une manière ludique et interactive. (les pirates des Caraïbes version portugaise!)

Le soir, nous mangeons une magnifique « brochette de la mer » au village.

Dimanche 6 août
Antoine nous rejoints aujourd’hui pour passer 3 jours avec nous.

Lundi 7 août
Nous retournons visiter Porto avec Antoine, Le musée des transports et communications que Dominique aimerait voir est fermé le lundi.

Mardi 8 août
Nous partons, avec la voiture de location d’Antoine, visiter la belle vallée du Douro, avec dégustation de porto dans une cave !

Chouette le paysage

Maquette de train ??

Aux ordres du ptit mousse.

Mercredi 9 août
Cette fois le musée est ouvert ! Mais quelle déception ! Le bâtiment, qui est l’ancien bâtiment des douanes est magnifique, mais l’exposition est banale et se veut trop didactique. Elle aurait des possibilités de développement, mais nous avons cru comprendre que les moyens manquaient.
Un dernier repas avec Antoine. Je goûte la spécialité de Porto la « francesinha », sorte de croque-monsieur contenant de la viande, du jambon, le tout arrosé de fromage fondu, assez peu digeste !
Nous profitons de la voiture pour faire un peu d’avitaillement puis Antoine nous quitte. Il travaille le lendemain.

Jeudi 10 août
On se prépare à partir…

Vendredi 11 août
Nous larguons les amarres pour atteindre notre dernier port portugais :Viana do Castelo. La marina est proche d’un pont métallique au-dessus du Rio Lima.

C’est un pont dessiné par Eiffel avec deux voies : dessous le chemin de fer et au-dessus les véhicules automobiles. Nous avions l’intention de n’y passer qu’une nuit… mais quand Dominique a vu qu’il y avait un beau bateau à visiter…  Le “Gil Eanes”
Nous sommes restés une nuit de plus.

Le Gil Eanes navire hopital!

Ça me rappelle le Sirius, l’Aurore, le Caraboudjan……

La ptit mousse à la barre et le cap au turbin

Paré à mouiller l’ancre, toujours les mêmes qui s’y collent.

Manque plus que Tintin…. à la radio

La salle des machines

La cave du cap. Haddock

Local du service électricité

En cas de panne, un coup d’œil sur les plans du navire…. bonne chance!

Bon il sert à quoi ce navire hôpital?
Construit en 1955 il naviguera  comme navire hôpital dans l’Atlantique nord, zone de pêche de Terre Neuve en soutient aux pêcheurs portugais!

Salle d’opérations

Table de radiologie

Combien de mAs déjà, pour une radio du thorax?

Samedi 12 août
La petite ville de Viana do Castelo, ancien port de pêche, est une jolie petite ville cossue avec de belles maisons bien entretenues. Elle accueille chaque année, lors de la 3ème semaine d’août la fête Nossa Senhora de Agonia (Notre Dame de l’Agonie), avec rues décorées, enrubannées, danses folkloriques, corridas, cortèges, foire artisanale, feux d’artifice et ponctuée par les « Gigantones », énormes bonshommes caricaturaux. Malheureusement nous n’assisterons pas à ces festivités qui attirent les Portugais de tout le pays.

Nous montons en funiculaire sur la montagne Ste Lucie qui domine la ville et admirons la basilique de Ste Lucie. And at last but not the least:  la visite du navire Gil Eanes (du nom du grand navigateur du XVe siècle).

Plat du jour avec pain, eau sans gaze + café 5 euros…  par cher et de qualité.

 

Statue de Neptune et sa copine? Non vous ne verrez pas le postérieur, le ptit mousse veille au grain!

Ce sera, avec la longue file de stands d’artisanat, les dernières images du Portugal…

LA GALICE

Dimanche 13 août
Çà y est! nous avons quitté le Portugal et entrons en Galice.

La côte de la Galice se découpe grosso modo en quatre rias (bras de mer qui entrent dans les terres). Nous naviguons jusqu’à Baiona, où nous mouillons. Nous sommes dans la première ria. Beau cadre, mais houle due aux hors bords. Il fait beau, chaud, les plages sont pleines.
On avance nos montres d’une heure.

Lundi 14 août
Mouillage calme, une fois les promeneurs en bateau à moteur rentrés, une mer d’huile, mais le ciel est couvert. On essuie même quelques gouttes.

On téléphone à la marina centrale de VIGO pour réserver une place : complet jusqu’à mercredi. On essaie dans une marina plus éloignée de la ville : il reste DEUX places ! Nous y allons. Il faudra sortir les vélos et pédaler 20 minutes pour aller à la ville, mais le village tout près fait aussi l’affaire pour l’avitaillement.

Mardi 15 août
Le 15 et le 16 août, tout est fermé, c’est une fête religieuse.
Journée bricolage, repos, cuisine, balade.

Mercredi 16 août
On nettoie le fond de cale. Je m’essaie aux conserves de courgettes et poivrons. On boucle le site.

Jeudi 17 août
Rangement, nettoyages, lessives. On attend de la visite à bord !
Vérification du dinghy.
Réparation de la poulie du 2ème ris.
Impossible d’utiliser la gaffe, elle est fichue.
On réserve une voiture pour le lendemain.

Vendredi 18 août
Nous profitons de la location de la voiture pour faire de l’avitaillement puis nous prenons la route pour Porto pour aller accueillir nos amis. Nous prenons assez vite l’autoroute, pensant n’avoir pas trop le temps de flâner. Le système de péage au Portugal est assez complexe et nous n’avons pas compris grand-chose. Donc, au premier péage, nous achetons une carte à 10 euros qui, selon la marchande, suffit amplement pour faire le trajet Vigo-Porto et retour. De plus, plus besoin de s’arrêter aux péages, cool, non ?!
L’avion aura du retard… zut ! Et nous avons oublié qu’au Portugal il y a une heure de moins qu’en Espagne… Nous sommes donc beaucoup trop tôt ! Alors nous prenons la route des vacances, celle qui suit le littoral… Il fait beau, il fait chaud. Et bientôt nous tombons sur une fête historique, le Moyen Age, à Cerveira.

Des popotes dans tous les coins!

L’Espagne est un pays  de fêtes  et de bonne bouffe.
C’est joli, coloré, costumé, animé avec plein de petits stands d’objets artisanaux et de nourriture. Nous buvons une bière artisanale.
Puis en route pour l’aéroport où arrivent enfin Marie-Claude et Henri.
Retour par l’autoroute directe…enfin presque directe, car lorsque nous arrivons au péage, impossible d’y glisser la fameuse carte à 10 euros. La queue se forme derrière notre véhicule… et nous devons appeler un responsable… qui nous dit que notre carte n’est pas valable ! C’est une autoroute privée et comme nous n’avons pas de ticket, nous devons payer le prix fort (comme si nous l’avions perdu) 35 euros ! Dominique a eu beau s’indigner, tempêter, appeler le chef, rien à faire, il a fallu payer !!!

Samedi 19 août
Après avoir rendu la voiture et fait un petit saut au shipchandler, nous larguons les amarres et quittons Vigo pour aller ancrer dans une magnifique baie au sable blanc pailleté de fines particules dorées. Nous allons à terre avec le dinghy et faisons une toute, toute petite trempette….

Dimanche 20 août
Le vent a soufflé une bonne partie de la nuit. Après le petit déjeuner nous allons encore une fois à terre marcher sur le sable doré. Le moteur du dinghy n’a pas voulu marcher, il a fallu ramer…. (Dominique soupçonne la même panne que la précédente due à l’essence qui a stagné trop longtemps dans le carburateur).
Puis départ avec Henri, maître voilier, qui nous fait vivre de jolis moments dans de  petits airs et une douce  chaleur  .

Peu après notre arrivée dans la marina de COMBARA, nous partons à la découverte de ce village de pêcheurs atypique.
Le granit est un signe de richesse et les maisons qui présentent des façades en granit agrémentées de balcons en fer forgé montrent par là leur aisance et leur réussite.

Toutes ou presque affichent une croix. Des petites maisons, sur pilotis, comme dans le Valais, où étaient stockés les réserves de nourriture, se trouvent aux abords des plages. L’espace à côté de ces greniers était prévu pour la barque du pêcheur. Les ruelles sont étroites, les commerces nombreux qui vendent des articles faits avec des coquillages. On sent la proximité de St Jacques de Compostelle ! Les tavernes et restaurants sont accueillants et nous y goûtons le vin local à l’orange servi dans des bols.

Henri  et les Sirènes….

Ambiance pirates des Caraïbes

Petite concentration de vieux tacots
Beeeau le camion!

Lundi 21 août
Nous partons pour aller dans la deuxième ria. Encore une baie magnifique avec juste quelques barques de pêcheurs inoccupées. Et là, le capitaine propose de faire un exercice d’échouage. Après avoir vérifié que le fond était plat (le capitaine a dû mettre le masque et tuba…). Vers 21 heures le Cornalin reposait sur le fond de la mer ! Extraordinaire de pouvoir faire le tour du bateau à pied !

Un peu beaucoup de cailloux pour le capitaines, si le vent se lève ……

Le ptit mousse  un peu dubitatif….

Cette fois le Cornalin est à sec, mais pas propre ses dessous, mal mis l’antifoulling!

Un inconnu avait bien essayé depuis le bord de la rive de nous dire que c’était dangereux de rester là, qu’il n’y aurait bientôt plus d’eau… !!!

Mardi 22 août
Le capitaine à la fois inquiet et très excité par cet exercice, s’est levé plusieurs fois au cours de la nuit pour voir la progression de la marée. Et à 5 heures, il nous réveille en disant que la marée est haute et qu’il faut partir avant 7 heures. Il fait encore nuit, Henri est à la barre, Dominique à l’avant du bateau avec une puissante lampe pour éviter tous les petits rochers qui affleurent l’eau. On déplace ainsi le Cornalin en eaux claires. Une brume s’est déposée, mais à mesure que le jour se lève, on aperçoit au loin une quarantaine de barques avec des pêcheurs à bord  qui manient de grandes perches garnies de paniers pour racler les fonds pour pêcher des coquillages.

On s’arrête à l’isola d’Arousa, tout petit port de pêche, où nous avons de la peine à trouver un endroit où jeter l’ancre. Nous allons à terre faire quelques courses et manger un plat du jour.

Lorsque nous revenons, quelle n’est pas notre surprise, et affolement, de voir que le Cornalin s’est déplacé et collé contre un bateau de pêche ! Les messieurs pagaient à pleins poumons ! On craint le pire.. des dégâts… des ennuis… On aperçoit un bonhomme à bord du Cornalin, qui, dès qu’il nous aperçoit et voit notre stress, nous dit : que suerte ! tranquilo ! Nada ! OUF !!! Pas de dégât ! On s’en tirera avec une bouteille, du chocolat, un petit billet….

On quitte ce petit port pour aller s’ancrer devant une belle plage de sable blanc. On mange et on se réjouit de passer une bonne nuit.

Mais vers minuit, bascule du vent de 180°, la chaîne racle le fond. Dominique allume l’électronique, sort, surveille, s’installe sur le pont, revient  1 heure plus tard et contrôle son GPS tous les quarts d’heure jusqu’à 3 heures du matin. Le vent s’est calmé, on peut enfin dormir !

Mercredi 23 août
On s’arrête dans le port de RIBEIRA, port de pêche au thon.

Jeudi 24 août
Départ à 9 heures en taxi pour St-Jacques de Compostelle, troisième ville sainte après Rome et La Mecque. On visite la cathédrale, déambule dans les rues pleines de pèlerins-touristes. On admire le magnifique marché couvert. On mange dans un délicieux restaurant, ancien hôpital. Le retour se fait en bus.

Superbe repas dans un lieu  historique, merci Henri!

Magnifique marché on goûtera les huîtres, coquillages et vin blanc
A noter… Marie-Claude passera comme une fusée devant le stand des coquillages, C’est pourtant plein de vitamines les couteaux !

Le soir, nous partageons notre apéro-pique-nique avec Antoine un navigateur solitaire de Bordeaux.

Vendredi 25 août

Image google map et dessous la vue radar

Petite nav au radar, les petits points à coté du bateau sont des plateformes pour l’élevage de moules !

Passage du canal de Sagras au radar dans le brouillard, on croisera 2 chalutiers et un voilier!

Nous continuons notre remontée et entrons dans le 3 ria. Nous nous arrêtons dans la marina de PORTOSIN. Nous allons à la ville, attirés par les flonflons d’une fête qui se révélera très sobre. C’est notre dernière soirée avec nos amis. Quelques pas de danse, un dernier verre et retour au bateau.

Samedi 26 août
Ça y est ! Marie-Claude et Henri nous quittent. Un taxi les emmène à l’aéroport de St-Jacques de Compostelle et nous, nous reprenons la mer jusqu’à FiNISTERE où nous ancrons devant le port de pêche, trop petit pour accueillir des plaisanciers.

Dimanche 26 août
Ce matin, tout est humide, des gouttelettes pendent aux filins et reposent sur les vitres des panneaux de pont. Une brume épaisse empêche de voir à plus de 50 mètres. Nous partons avec le radar et petit à petit le brouillard se dissipe. Le soleil apparaît et nous réchauffe. Nous sommes sur la Costa de la muerte !!!

Cap Finistère
Nous arrivons à MUXIA , port de pêche avec une marina immense, relativement nouvelle et aux ¾ vide !

Lundi 28, mardi 29, mercredi 30
Nous restons à Muxia: il faudra 2-3 jours pour soigner la gastro du capitaine et les jours suivants seront consacrés à l’entretien du bateau : isoler le connecteur du radar détruit, faire une dérivation pour pomper l’eau de cale par la pompe d’eau de mer, purger l’essence de la génératrice, purger le moteur de l’annexe pour l’hiverner, etc…
Le matin, toujours ce petit crachin humide… on se croirait au mois de novembre chez nous…. !

Jeudi 31 août
Ô miracle ! Ce matin ciel bleu ! ça souffle, mais il fait beau !

Pas farouche la jeunette

Vendredi 1er septembre
Il fait encore beau !
Allons faire un tour au petit marché de Muxia où les paysans vendent leurs produits.
On commence à nettoyer les pare-battages…L
Le soir, les seuls occupants de la marina, à part nous, sont français. Des Bretons qui viennent boire l’apéro qui se poursuit par un petit repas. Jocelyne et Patrice, retraités, laissent leur bateau à Muxia, car Madame en a marre de traverser le golfe de Gascogne…. Ils s’en vont dimanche, comme nous, mais en avion EUX!

Samedi 2 septembre
Dernier jour à Muxia. Dominique fait des recherches sur l’UE :

La galère UE

Il y a le territoire UE
Le territoire TVA
Le territoire Douanier
Le territoire Euro
Le territoire Schengen
Le territoire Statistique (si, ça ne s’invente pas!)

Question, dans le règlement  concernant les bateaux il est dit qu’un bateau étranger ne doit pas rester plus de 18 mois dans l’union Européenne,  Oui, mais de quelle union ? Schengen, Euro terrestre,  Douanier, TVA ?????

Les Italiens et Français sont  pointilleux sur le sujet, les Portugais s’en fichent totalement, les Galiciens nous ont informés qu’on pouvait rester autant qu’on voulait!!!

On retrouve Jocelyne et Fabrice sur leur Titoumahe pour l’apéro puis allons grignoter des fruits de mer et salade dans un bistrot sur le bord de mer.

Pas dérangés par les voisins…

Dimanche 3 septembre
Fabrice nous salue et nous souhaite bon vent. Un plateau de fruits de mer nous attend à LORIENT le printemps prochain…
Nous quittons Muxia pour une nav de plus de 45 miles. Il fait cru, humide… on met bonnets, chaussettes, salopettes et veste de navigation. Bancs de brume, crachin, pluie, le soleil peine à percer par moments. Mais c’est sous la pluie que nous passons devant le phare d’Hercule en arrivant à La Corogne. Personne pour nous accueillir, on s’amarre à un ponton et ce n’est qu’après arrive un gentil monsieur pour nous dire que nous pouvons rester là.

Magnifique remorqueur, ils sortent par 3, pour accompagner les bateaux

Lundi 4 septembre
La marina du Real Club Nautico a le bel avantage de se trouver à deux pas de la ville. Alors nous allons à la découverte de cette ville, surnommée ville de cristal en raison de ses façades vitrées. Nous repérons shipchandler, bâtiment des douanes, coiffeur, quincaillerie, supermarché, tout en admirant cette belle ville, ses belles places et beaux bâtiments. Nous marchons beaucoup.

Architecture audacieuse

Mardi 5 septembre
Dominique s’est mis à l’entretien du bateau : il démonte, remplace et remonte le nouveau filtre Diesel. Moi, je vais chez le coiffeur !

Mercredi 6 septembre
Ce matin nous retournons dans le bâtiment des douanes avec tous les documents du bateau. Et nous obtenons, sans verser un centime, un document attestant que notre bateau sera sur terre ferme durant 6 mois et que par conséquent cela nous autorise à rester 6 mois de plus dans l’Union Européenne… Magnifique !!!
Reste à savoir si les autorités des autres membres de l’UE reconnaîtront la validité de ce document…. Nous croisons les doigts pour que ce soit le cas !
Un saut au shipchandler et un toast au jamon pour midi !
Dominique continue de bricoler son filtre Diesel…

Jeudi 7 septembre
Nous prenons le bus pour aller visiter la tour du phare d’Hercule, le plus vieux phare encore en activité. Construit 200 ans après JC la tour fut rhabillée au XVIIIème siècle. 12 étages pour accéder au balcon périphérique haut de 112 mètres. C’est un monument classé au patrimoine mondial de l’Humanité.

Flamboyant le ptit mousse au pied du phare!

Il a même osé grimper le ptit mousse, chapeau!

Vendredi 8 septembre
Un petit roulis continu s’est installé et perturbe nos jours et nos nuits, sans compter qu’à la marina a dû se fêter un anniversaire qui s’est terminé à l’aube…
Alors, le cap est un peu raplaplat pour entreprendre quelque travail que ce soit !
Mais il a assez d’énergie pour visiter le musée militaire !

Promène toutous, ou, croisière homos… 3-4000 homos qui débarquent dans la ville…

Samedi 9 septembre

Roulis, disco… encore un cap raplaplat…

Nous nous rendons sur la place de la ville où se déroule une cérémonie de commémorations au drapeau espagnol et aux valeurs de la République. Militaires, autorités, police, fanfares, discours, drapeaux…

Dimanche 10 septembre
Nous quittons la Corogne pour effectuer notre dernière nav de la saison. La houle nous soulève par ondes et on met un moment la trinquette pour stabiliser le bateau, un peu plus tard le génois.
Nous arrivons à Sada, notre destination pour hiverner le bateau à sec.
Les jours suivants seront consacrés au bateau, nettoyage, entretien etc…


Le Cornalin  va passer l’hiver en Galice, où, nous a-t-on dit, la température ne descend pas au-dessous de 2-3 degrés au plus fort de l’hiver.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour une mise à l’eau précipitée!

 

Surprise, 2 jours avant départ, vers les 4h du matin explosions, Il y a des bateaux qui ont eu très chaud!
Fin des aventures pour 2017

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