2016 Baléares – Maroc

Suite du voyage Espagne – Gibraltar – Maroc

Trajet 2016

Mardi 7 juin

Les caquètements, mis en sourdine durant la nuit, ont repris de plus belle ce matin. Une vraie cacophonie, on se croirait dans une basse-cour gémissements, pleurs, cris d’indignation, de colère ou d’allégresse, les mouettes ont un répertoire étendu!
Notre destination est BENICARLO sur la côte que nous atteignons en fin d’après-midi. Les cousins Ariane et Michel nous rejoignent sur le bateau pour un apéro qui se prolongera au bistrot!

Mercredi 8 juin

Nous passons une bonne partie de la journée dans la maison d’Ariane et Michel, petit paradis juché en haut d’une colline, en face à la mer et du château de Péniscola. Ce dernier a été construit par les Templiers et doit sa célébrité actuelle à l’anti pape Benoît XIII, dit papa Luna, qui vint s’y réfugier au XVe siècle et le transforma en palais. Péniscola est la troisième ville pontificale après le Vatican et Avignon.

Les cousins Ariane et Michel

Jeudi 9 juin

Ayant loué une voiture, nous allons chercher  Ariane et Michel pour aller visiter MORELLA, ville moyenâgeuse, comportant un couvent franciscain et un château taillé dans le roc, dans un paysage verdoyant.

La montée au château, rude sous le soleil!

Vue du cloître

Le village… chaud…..c’est où la prochaine taverne ? pas fous les cousins, sont restés en bas!

Canon datant de la guerre civile espagnole. Plusieurs tours médiévales ont été cassées pour mettre les canons en place.

Le soir, c’est une paella que nous dégustons au bord d’une mer d’huile.

Vendredi 10 juin

Faisons quelques courses en ville, car ce soir, nous recevons les cousins à bord!

Samedi 11 juin

Aujourd’hui nous ne voyons pas les Cousins. La journée est consacrée à des travaux d’entretien (toujours ces toilettes…!) et à la visite du château de Papa Luna, que nous n’avions vu que partiellement.

 

Baie de Peniscola

Dimanche 12 juin

Sale nuit! La discothèque en face de la marina nous a empêchés de dormir… (La capitainerie, très fair play d’ailleurs, ne nous fera pas payer la nuit).
En début d’après-midi, nous avons rendez-vous avec les Cousins pour aller manger dans un endroit magnifique, sur une colline qui domine toute la baie.
Carpaccio de crevettes et côte de bœuf, un délice!

Il connaît tous les bons bistrots de la côte le cousin! depuis 35 ans qu’il les teste!

Lundi 13 juin

C’est jour de marché, plein de choses tentantes…! Apéro avec Ariane et Michel. Puis nous profitons de la voiture que nous rendons demain pour faire un peu d’avitaillement. Nous préparons le bateau, car nous partons demain. Dominique change l’ancre et ça ne se fera pas sans mal (il a pris l’ancre dans les tibias! 2 bosses… comme s’il avait 2 genoux en plus!)

Le soir, nous sommes encore invités chez les cousins Gendre, pour une dernière soirée et nous mangerons la RACLETTE! Yess!
Avons encore passé une excellente soirée avec les cousins que nous quittons avec regret.

Avec regret, sauf pour nos kilos pris en plus, et le foie qui crie grâce!

Mardi 14 juin

Après avoir rendu la voiture, nous quittons Bénicarlo. Le vent est variable, avec des rafales qui m’obligent à surveiller mon trouillomètre et Dominique à maintenir une attention soutenue.

1 Heure de nav entre 8 et 8.7 kts. Yeees!

En effet, devant Péniscola, nous battons notre record de vitesse avec des pointes à 8,7 knts.
Nous allons dans le port de CASTELLON.

Mercredi 15 juin

Nuit à Castellon comme ci, comme ça, avec petit roulis continu.
Misère! Dominique a encore vu des petites bêtes dans la salle de bains: la chasse va recommencer!

Départ pour Valence.
Quelle navigation! Vent et houle contre nous! Et arrivée avec 30-35 nœuds dans le port de VALENCE. C’est la première fois qu’on met les gilets pour entrer dans un port! Nous sommes dans l’ex marina de l’America cup, redevenue marina Real Juan Carl 1er.
On a croisé des dauphins en cours de route!
Le soir, nous faisons un tour le long du port. Nous repérons le quai d’embarquement d’Alinghi, la maison d’Alinghi, qui faute d’entretien part en décrépitude…

 Alinghi, la déchéance (du bâtiment, dommage!).
 

Jeudi 16 juin

Visite de Valence, direction centre ville, place de la Reine où se trouve la cathédrale. il y a un monde fou, surtout devant la porte des Apôtres devant laquelle la plus ancienne institution de justice se réunit tous les jeudis pour régler les problèmes et le bon fonctionnement du système d’irrigation de Valence.

On s’enfile dans de petites ruelles, puis nous visitons un des plus anciens marchés couverts d’Europe, avec ses vitraux et sa coupole centrale.

Ah! là, on regrette un ptit peu moins la Sardaigne… pas mal le ramon Iberico, le Patanegra, le Serrano! Et tous les autres!

Nous reprenons le bus pour la Cité des Sciences: un des bâtiments représente l’œil humain qui observe le monde et un autre un dinosaure.
L’architecture est innovante, originale et audacieuse et magnifique!

Star war, l’empire contre-attaque…

Audacieuses les constructions, chapeau les Ibériques!!

Nous assistons à un film imax sur “l’invisible” et visitons les différents étages du bâtiment. Nous rentrons exténués.

Vendredi 17 juin

Nous reprenons le bus pour le centre, car j’ai repéré le musée de la céramique, que nous visitons. Très contente de l’avoir vu!

Cette fois, plus moyen d’y échapper… (pauvre capitaine)

Même Picasso …

Un peu de musardage dans les rues de la ville et nous reprenons le bus pour le Bio-parc où l’on peut admirer des animaux en semi liberté dans des décors magnifiques. On se croirait à Jurassique Parc!

Taille XXL pour les éléphants au moins un terrain de foot!

Pourquoi les gorilles sont toujours admirés par les dames…?

Pas mal le décor, les baobabs sont en béton!

La chasse aux cafards a repris avec une arme séduisante, mais fatale: la gourmandise! Et oui!

Acide borique mélangé à du lait condensé, les cafards n’y résistent pas! Et ça marche!

Samedi 18 juin

Aujourd’hui nous sortons les vélos pour aller à la capitainerie prolonger notre séjour d’une nuit, puis direction bord de mer.

Dominique veut voir le musée de l’America-cup. Puis supermarché pour l’avitaillement. On se prépare à partir le lendemain.

Dimanche 19 juin

On se lève à 5h, une longue nav. nous attend pour atteindre DENIA, où nous passons la nuit, avons croisé des dauphins.

Lundi 20 juin

Partis tôt, nous arrivons en début de soirée à ALICANTE où les fêtes de la St-Jean commencent aujourd’hui même, et durent 4 jours! Mais nous sommes trop fatigués pour faire la fête, on s’endort, réveillés par les flonflons de la fête. On s’habille et durant 2 heures nous parcourons les rues de la ville. C’est prodigieux! Féerique!

Là c’est un politicien qui rame…

Voilà un musicien qui se fait brocarder gros ventre et petit le zizi

Toutes ces œuvres partiront en fumée après 4 jours de fête.

Chaque quartier de la ville a confectionné des personnages grandeur 3 étages, réunis en un seul tableau, et bien sûr, de nuit, illuminés.

Ces scènes ont pour thème les préoccupations du moment tels que l’environnement, l’écologie, la mobilité ou des thèmes plus ancestraux comme la vie, la mort ou l’amour.
Ces feux de la St-Jean sont destinés à être brûlés au bout de 4 jours de festivités.

Les allées du bord de mer sont larges, carrelées, noires de monde. Des restaurants, terrasses, marchands de nourriture bordent ces larges avenues piétonnes et dominant le tout, des discos à ciel ouvert répandent leurs décibels jusqu’à 5h du matin.

Mardi 21 juin

En nous dirigeant vers la ville, nous passons devant un vaisseau de 3 mâts que Dominique a envie de visiter. C’est le “Santisima Trinidad”, appelé “The Seas Escorial” construit à Cuba en 1769. Navire de guerre, il a sombré au sud de Cadiz, après avoir été endommagé lors de la bataille de Trafalgar.
Reconstitué durant 2 ans, une partie du bâtiment est reconvertie en restaurant.

Moitié musée, moitié restaurant

Puis nous retournons admirer les scènes vues de nuit. C’est aussi magnifique de jour! Quel travail!
Après une pause au bateau, nous y retournons le soir et nous assistons à un interminable cortège de musiques, fanfares, groupes (chaque quartier est représenté) formés d’adultes et enfants en costumes traditionnels, tous plus chatoyants les uns que les autres. Les broderies, les mantilles, les éventails, les coiffes, les jupes amples avec des tabliers en dentelles sont de mise, et c’est un festival de couleurs.

Il faut dire aussi que chaque costume est la propriété de celle qui l’a confectionné et qu’il y a un concours Miss St-Jean. D’ailleurs, parmi les femmes qui défilent, celles qui portent un sautoir sont d’anciennes misses. (mais alors vraiment très anciennes…)

Mercredi 22 juin

Nous quittons Alicante pour continuer notre route, direction Puente Thomas Maeste, pont qui se lève toutes les 2 heures et qui donne accès à la Mar Menor, mer intérieure, qui a peu de fond, plus salée et chaude que la Méditerranée et très prisée des curistes pour ses vertus thérapeutiques. Nous ancrons au sud-est de la mer, le vent se calme dans la soirée et après l’agitation des Fallas, c’est un calme bienfaiteur qui nous fait passer une excellente nuit.

Même pas ouvert complètement, le pont, pour notre passage, faut viser juste!

Jeudi 23 juin

Nous restons dans la Mar Menor et c’est journée relâche!

Vendredi 24 juin

Encore une nuit calme. On apprend que le Brexit a été accepté! mais qu’il ne sera pas effectif avant 7 ans. Zut! Nous qui pensions faire notre sortie de l’UE  l’année prochaine en Angleterre avec notre bateau!
Après deux arrêts baignades et une grosse frayeur (de la fumée sortait de l’échappement du moteur… Dominique avait oublié de remonter le filtre à air du dessalinisateur, ce qui provoquait un mélange d’air au refroidissement de l’eau donc un mauvais refroidissement  donc une mauvaise combustion du moteur. (Et non! Je n’y étais pour rien!!!)

Nous arrivons dans le port de CARTHAGENE où nous passons une nuit presque blanche à cause de la disco en face de la marina!

Samedi 25 juin

Visite de Carthagène qui comporte de nombreuses ruines et fouilles datant de la période romaine. C’est un port dont Hannibal (natif de Carthage, dans la baie de Tunis) avait fait sa base en Europe pour ses campagnes, dont la fameuse d’Italie en traversant les Alpes avec ses éléphants.
Carthagène était réputée pour ses mines de plomb, zinc et argent.
Dominique est très déçu car le musée naval est fermé le weekend.

 

Statue  du réfugié!

Pas mal l’arbre, le mousse donne la taille.

Le soir, avant le coucher du soleil, nous visitons l’amphithéâtre romain qui est en cours de restauration. Nous entendons les flonflons en bas dans la ville et nous nous dirigeons vers eux pour tomber en pleine…gay pride!!!

 

 

De retour au bateau nous nous couchons pas trop tard, pensant récupérer la nuit précédente, et avec l’intention de nous lever tôt pour avancer, quand la disco remet ça! Impossible de dormir!

Dimanche 26 juin

Réveillés à 7 heures, épuisés, on décide de rester encore une nuit, pour autant que la nuit prochaine il n’y ait pas de disco! Ce dont nous nous assurons auprès du restaurant. Puis nous allons râler auprès de la capitainerie, en vain! On obtiendra qu’un maigre 10% de remise.

C’est un peu couvert et ça souffle.
Un bruit sourd, c’est un bâtiment de 10 étages qui vient s’amarrer et libérer ses passagers une journée à Carthagène. C’est le Royal Princess.

Nouveau voisin de ponton!

On visite le musée de l’Archéologie marine, très intéressant, retraçant l’histoire maritime depuis les Phéniciens jusqu’à nos jours. On a également vu le trésor d’un bateau espagnol, coulé par les Anglais, transportant des caisses de piécettes, en bronze, argent et or.

Lundi 27 juin

Nuit sans disco! Nous restons encore une nuit, car le vent souffle toujours et c’est toujours couvert, mais pas une goutte de pluie depuis que nous avons quitté la Sardaigne.
Dominique est content, nous allons pouvoir visiter le musée naval qui expose entre autres le premier sous-marin construit en 1890 par Isaac Peral y Caballero.

Le Pearl vue intérieure

Le Pearl, vue extérieure

Et plein de trucs pour faire plaisir au cap.

Mardi 28 juin

En route pour AGUILAS, Le cap Tinoso est pénible à passer avec des rafales de 23 knts, passant de 3 knts à 23 knts en moins de temps qu’il ne faut  pour le dire. On ancre dans une baie, entourée d’habitations, le port d’Aguilas étant un port avec très peu de places.

Mercredi 29 juin

On a craint l’orage hier soir. Mais ça a beaucoup soufflé, il y a même eu deux coups de tonnerre, et l’orage est passé au loin.
Finalement, malgré la houle qui a perturbé la nuit, nous avons quand même glané quelques heures de sommeil. Il fait chaud. Nous avançons jusqu’au port de GARRUCHA. C’est un grand port marchand, un peu bruyant. D’ailleurs un container est en train d’être chargé de sable et c’est un bal continu de camions qui viennent décharger leur benne.

Dominique a repéré un restaurant libanais sur Tripadvisor “LE SULTAN” et propose une alternative à la cuisine espagnole. Tony et Souka, sa femme nous accueillent chaleureusement en français!.Tony (qui parle 6 langues!) nous raconte que ses meilleurs amis sont suisses et  habitent le canton de Vaud! Nous mangeons une délicieuse cuisine orientale faite de mezze. Dominique boit une bière, moi “un vaso de tinto” que je ne trouve pas excellent. Lorsque Tony vient nous demander si tout va bien, Dominique signale que le vin n’est pas extraordinaire. Aussitôt, mon verre est changé et Tony revient avec une bouteille de Syrah, délicieux! On parle ensuite œnologie…et au moment de partir Tony nous glisse une bouteille de Syrah dédicacée!

Petite danse du ventre de Souka et une amie, Tony à la musique. (une vidéo à venir)

Jeudi 30 juin

Evidemment, après notre journée farniente, nous retournons au Sultan où nous prenons cette fois le menu mezze végétarien…avec of course, le délicieux Syrah! Nous avons échangé adresses et téléphones. Tony nous a dit qu’on se verrait en Suisse puisqu’ils viennent au mois de novembre. Mais avant de se quitter Tony se met au piano (synthétiseur plutôt) et Souka (qui a disparu pour se changer) nous font le cadeau d’une danse du ventre! Quelle belle soirée!

Voir la vidéo sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=PICufmyo2nU

La femme de Tony et une adepte nous régalent d’une danse du ventre!

Vendredi 1 er juillet

Longue nav jusqu’à AGUADULCE où nous sommes accueillis chaleureusement à la capitainerie par Jessica, dont les deux filles font leurs études à Zoug et Zurich. Nous avons comme voisines un couple de femmes qui a acheté un catamaran en alu et dont le moteur est en panne.
Elles sont là depuis 9 mois, n’ont jamais navigué, mais ont le projet d’aller en Colombie britannique

Cata construit il y a 30 ans en alu version “panzer” et un peu Diogène les filles, Ya du travail…, en plus elles n’ont jamais navigué.

Samedi 2 juillet

Nous louons une voiture et partons au pied de la Sierra Nevada, région de vignobles, trouver celui que nous a recommandé Tony.
Nous faisons le plein de vin espagnol, il nous reste quand même quelques bouteilles de vin grec, mais il n’a pas beaucoup de succès!

C’est pas comme le vin Sarde… yen a plus!

Les vignobles sont beaux, mais l’image qui nous reste, c’est une étendue blanche, c’est-à-dire une mer de plastique: les serres dans lesquelles les légumes, qui inondent le marché européen, sont cultivés. Un petit tour à Almeria où tout est fermé et retour à Aguadulce.

On peut critiquer, mais sans les Espagnols, les pays du nord ne verraient pas beaucoup la couleur des tomates et autres légumes en hiver!

Sans parler des fruits!

Dimanche 3 juillet

Nous retournons à ALMERIA visiter la forteresse, construite par les Arabes en 955, puis agrandie et transformée.

Le port d’Almeria depuis la forteresse.

Quelques ptits remparts pour changer, toujours Almeria.

Puis direction cap GATA pour une petite baignade que nous ferons pas en raison de la violence du vent.

(Le vent soufflait tellement fort que je n’arrivais pas à ouvrir la portière de la voiture!)

Lundi 4 juillet

En route pour CORDOUE. Des étendues de serres, à l’infini, puis après Grenade des oliviers à perte de vue, alignés en rangs d’oignons.

Nous arrivons vers 16 heures à CORDOUE, puis après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous partons visiter la cathédrale, ancienne mosquée reconvertie par les rois catholiques. Impressionnante! 800 piliers en marbres, des chapelles dédiées aux saints, des autels, mais on sent très fortement l’empreinte arabe.

800 colonnes pour la partie mosquée!

Et une nef avec un orgue de 4000 pièces, planté au milieu de la mosquée! (la réponse du Chrétien au Musulman!)

Mardi 5 juillet

Le lendemain, après un petit déjeuner pris à l’extérieur (l’hôtel n’offrait pas cette prestation), nous reprenons la route avec un premier arrêt pour visiter un joli château, qui malheureusement était fermé.

Deuxième arrêt dans un bistrot installé dans une ancienne gare, très sympa.

Des wagons transformés en salles à manger!

Je connais des chipoteurs qui me feront remarquer que les VRAIS wagons n’ont pas des attaches Märklin et que sur les VRAIS trains il n’y a pas trois voies…..

Et enfin Grenade. Premier objectif: aller chercher les billets pour l’Alhambra.

Puis nous visitons la cathédrale de Grenade, somptueuse et qui, comme celle de Cordoue, a d’abord été une mosquée avant d’avoir été récupérée par les rois catholiques et transformée en cathédrale. Très belle nef, avec sculptures, vitraux et objets de culte.

Nous déambulons dans la ville, de larges trottoirs, c’est spacieux et on s’y sent bien, malgré les 36 degrés, ne serait-ce que la quantité de mendiants qui se tiennent ici et là.

Mercredi 6 juillet

Nous partons à l’assaut de l’Alhambra. tout d’abord nous visitons le musée de l’Alhambra et le musée des Arts ainsi que le palais de Charles Quint. Mais le clou de la visite, c’est le palais des Nasrides que nous avons le droit de visiter qu’à 14 heures, après une heure de queue. C’est superbe! L’architecture, orientale bien sûr, est tout en voûtes, courbes, avec force mosaïques, parois, plafonds ciselés dans de la pierre tendre… Et au centre le patio des Lions. L’Alcazaba est la partie militaire de la citadelle et le Generalife, les jardins de l’architecte. Ces derniers sont souvent agrémentés de plans d’eau et apportent un peu de fraîcheur.

Nous n’avons certainement pas tout visité, mais nous rentrons fourbus et avons suffisamment marché pour …avoir des courbatures le lendemain!

Jeudi 7 juillet

Nous rentrons par le chemin des écoliers, traversons un bout de la Sierra Nevada par un col où il n’aurait manqué que quelques chevaux et vaches pour se croire dans le Jura!
De retour au bateau, le soir, Dominique invite nos deux voisines pour un apéro.

Vendredi 8 juillet

Journée pré départ avec ce que cela comporte de ménager…

Le soir, nos voisines nous invitent à leur tour à l’apéro et visiter leur bateau qui enlèverait tout complexe à une personne désordonnée!

Samedi 9 juillet

Navigation musclée jusqu’à ADRA: on a même mis un moment la trinquette! Mais mauvais jour, car en quittant Aguadulce, Dominique a perdu ses lunettes dans la mer…M…. Puis en arrivant à Adra, en voulant s’amarrer, plus de marche arrière!!! Des Français nous aident à nous amarrer sans dommage. nous allons tout de suite chercher un shipchandler pour trouver la pièce défectueuse: le câble de commande de l’inverseur marche avant, marche arrière. C’est samedi, évidemment tout est fermé. Il faut attendre lundi!

Dimanche 10 juillet

Journée relâche… baignades..je fais des pan-cakes.. et le soir nous allons boire un verre pour voir la finale de France-Portugal.

Lundi 11 juillet

Nous allons tout de suite commander le câble. Puis il faut aller à la police portuaire, car évidemment ce n’est pas gratuit.

Dominique téléphone pour faire activer le site et oh! miracle! On peut enfin y travailler et Dominique s’y met aussitôt.
Le soir nous invitons nos quatre Français à l’apéro qui se prolongera dans un petit bistrot du port pour manger des calamars frits qu’aucun de nous ne terminera, les rations étant trop généreuses! Et il fallut l'”herbas” et le limoncello du Cousin Michel pour faire descendre tout ça.

Mardi 12 juillet

Journée site et réparation de l’inverseur du moteur.

Le soir, les Français nous invitent sur leur bateau pour l’apéro.

Mercredi 13 juillet

Nous quittons Adra pour la baie de Herradura où nous espérons ancrer. C’est la troisième fois que l’enrouleur du génois se bloque et Dominique est obligé de le débloquer à plat ventre sur l’avant du bateau, ballotté par la houle, ce n’est pas une partie de plaisir!
Quand nous avons vu les mâts des bateaux ancrés qui se balançaient outrageusement, nous avons préféré rejoindre le confort de la marina del Este.

Jeudi 14 juillet

Quelques milles de plus et nous arrivons à CALETA DE VELEZ, petit port de pêche.

Vendredi 15 juillet

Relâche. On apprend l’attentat de Nice, l’horreur…  Coïncidence, la police vient nous contrôler, 1ère en Espagne.

Samedi 16 juillet

Debout de bonne heure et alors qu’un marché d’une certaine ampleur se met en place, nous attendons le bus de 8 heures.

Une heure pour aller à Malaga. Il est 9 heures, les rues sont encore assez désertes et les balayeurs, nettoyeurs, sont à pied d’oeuvre.

Nous visitons l’Alcazar, forteresse construite par les Maures au XI ème siècle, palais des gouverneurs musulmans.
Le théâtre romain datant d’Auguste était en réfection.
Puis l’incontournable: le musée de Picasso, natif de Malaga. très beau musée, belles œuvres.

Retour à Caletta de Velez où nous assistons à la procession de la Vierge, protectrice des marins.
Rentrons nous coucher, mais nous sommes réveillés par les feux d’artifice…à 1 heure du matin!

Dimanche 17 juillet

Petite nav jusqu’à FUENGIROLA.

Lundi 18 juillet

Prochaine étape DUQUESA, sympathique petit port. La nav pour y arriver n’a pas été de tout repos. L’Atlantique commence à se faire sentir et à imposer ses courants et marées qui surprennent.

On subira quelques vagues et déferlantes, un peu comme un mascaret longitudinal, sur des largeurs de 50 à 300m

Mais la surprise du jour, c’est LE MAQUEREAU ESPAGNOL que nous avons pêché: 1 kg 325g! Estourbi au rhum et cuisiné à l’ouzo, carottes, oignons et fines herbes. Nous ne sommes pas arrivés à le manger en entier.

La capitainerie nous a informés que même si nous avions voulu pousser jusqu’au détroit de Gibraltar, la police nous en aurait empêchés, en raison des conditions météo (vent, courant, marée…)

2ème poisson de Mediterrannée, un maquerau espagnol!

Apparemment quand il y a un fort vent “30kts” et une marée montante ou descendante en opposition au vent, les ferries sont interdits de navigation!

Courant et vent contraires ne font pas bon ménage dans le détroit!

Mardi 19 juillet

Nous restons à Duquesa. Le vent n’a pas baissé.

Mercredi 20 juillet

Départ pour Gib comme disent le Anglais!

On arrive chez les Anglais, il pleut… on essaie d’éviter les grains au radar!

Europa point, pointe sud de Gibraltar, on est dans l’Atlantique.

Bizarre, le trafic radio est intense, des messages d’exercices militaires, beaucoup de vedettes militaires….

Le jour de notre arrivée, à la même heure un sous-marin nucléaire de la royale navy est entré en collision avec un tanker-chimiquier en provenance d’Asie et à destination de Rotherdam. Le chimiquier n’a même pas eu besoin de s’arrêter!

Juré promis! c’est pas la faute du Cornalin, d’ailleurs il aurait coulé…. (le sous-marin) si on était entré en collision…!

Bobo le sous-marin de sa gracieuse Majesté!

Pour la petite histoire plusieurs officiers novices étaient en train de passer leurs examens de commandant sous-marinier… m’est avis qu’il y aura un recalé!

Et les Espagnols en on fait tout un pataquès, inadmissible, pas informé accident nucléaire et patati patata.

Çà y est nous sommes arrivés à GIBRALTAR! Nous sommes chez les British!

Mais avant de voir le Rocher, nous avons renoué connaissance avec la pluie que nous n’avions plus vue depuis le 7 MAI!!!
Première objectif en arrivant dans la baie de Gibraltar: acheter du diesel au prix de fr. 0,50!!!
Nous hésitons entre la marina anglaise et espagnole. La curiosité nous pousse chez les Anglais. Nous sommes amarrés à 100 mètres de la piste d’atterrissage de Gibraltar. L’approche se fait sur l’eau.

Le bruit est assourdissant, mais heureusement il n’y a pas beaucoup de trafic aérien et aucun la nuit.

La piste de Gib est traversée par une route qui relie l’Espagne et Gib. (photo prise depuis un de ces tunnels militaires)

Donc en cas d’atterrissage prière de s’arrêter aux feux!

Jeudi 21 juillet

Nous partons à la découverte du Rocher. Tout d’abord une forteresse maure, puis quelques galeries parmi les 51 km creusés lors de la dernière guerre mondiale.

Galerie creusée pendant la 2ème guerre mondiale la majeure partie encore en activité, des fois que les Espagnols voudraient reprendre le rocher!

Avons aussi visité les premières galeries creusées déjà en 1779-1783 lors du Grand Siège des Espagnols et des Français qui voulaient reprendre le Rocher.

Des trous et des canons partout!

Des canons partout, des vieux, des jeunes.

Il faisait une chaleur humide. Le taux d’humidité habituel en été ici est 98%!
Pas vu d’impériales, ni de cabines téléphoniques rouges et encore moins de bobbies… Et ils roulent à DROITE!
Beaucoup de chantiers, sans compter toute la zone industrielle portuaire, de circulation, et dans les ruelles, il faut se plaquer contre le mur des maisons quand une voiture passe.

Une petite touche anglaise quand même….

Le ptit mousse et la nostalgie de ses ptits séjours chez les Anglais…

Il y a quelque chose qui est IMPITOYABLEMENT ANGLAIS, le breakfast, même les Russes font pas pire!

Vendredi 22 juillet

Sommes repartis avant 10 heures pour une longue journée de marche. Avons tout d’abord visité le canon de 100 tonnes, puis continué jusqu’à Europa Bay Point où se trouve le phare. Ensuite nous avons amorcé la montée du Rocher jusqu’à la grotte de San Miguel. Elle est impressionnante par sa taille, sa hauteur: une cathédrale avec colonnes, draperies. Il paraît qu’elle a servi d’hôpital pendant la guerre.

100 tonnes… en cas d’utilisation prévenir tous les habitants de Gib. d’ ouvrir les fenêtres sinon, bonjour le vitrier (authentique!)

Impressionnante la grotte, même que j’y ai perdu le ptit mousse, qui m’a passé un savon à la sortie.

Question,  qui a les chocottes?

Samedi 23 juillet

Nos jambes se souviennent des 5 heures de marche que nous avons faites hier…
Nous quittons le Royaume Uni pour retourner en Espagne, toujours dans la baie de Gibraltar.
Là, nous travaillons au site et attendons une fenêtre météo correcte pour traverser sur Ceuta, côte marocaine.

Et encore la fête, côté espagnol fiesta toute la nuit !

Dimanche 24 juillet

Lessive, site, avitaillement, le soir, nous traversons la frontière pour aller acheter des cigarettes à Gibraltar (qui nous serviront de bakchich). Il faut montrer son passeport.
Au retour, nous sommes arrêtés côté anglais parce qu’un avion va atterrir! En effet, la piste d’atterrissage traverse la route. Piétons et automobilistes doivent attendre que la piste soit balayée, que l’avion atterrisse et que les barrières s’ouvrent:
Du côté espagnol, c’est un immense luna parc qui s’étend sur une surface immense et dont on entendra les flonflons jusqu’à 5 heures du matin!

Ya pas à dire, les Espagnols sont des fêtards de première, pas une ville sans une fête!

Lundi 25 Juillet

Relâche

Mardi 26 juillet

On prépare le bateau pour le lendemain.

Mercredi 27 juillet

C’est parti! En avant pour la côte marocaine… la traversée sur CEUTA, enclave espagnole, est agitée, une houle de l’Est est contrariée par des vagues de l’Ouest.. Il y a des remous. et pire que tout après même pas un mile, un brouillard à couper au couteau!

 Cette fois le radar va servir à quelque chose!

4 fois on se déroutera pour éviter des cargos et ferries!

Le radar nous a été très utile, on l’a béni! Les porte- containers dans le détroit signalaient leur position par coups de corne de brume toutes les minutes.

Petites explications du trafic dans le détroit de Gibraltar

Chaque petite flèche grise représente un bateau, c’est son identifiant AIS (Automatic Information System)

Les taches jaunes sont des échos radar

Les cercles sont les différentes zones (rajoutées par moi) du détroit. Ceuta en haut, le détroit au milieu, à gauche une série de bateaux  à l’ancre, Gibraltar le rocher petit cercle du milieu, en bas à droite la baie de Gibraltar.

Vous n’avez rien compris… pas grave, cliquez sur le lien suivant http://apprendre.lavoileenligne.fr/misesengarde/la-voile-pour-les-nuls/

La baie de Gibraltar,  vue de la cartographie et données AIS

Image de la météo particulière de Gibraltar, le vent souffle d’est en ouest ou l’inverse et dans les 2 cas un effet venturi est provoqué à la sortie du détroit, (dans ce cas à l’ouest)

Un dicton du coin! A Tarifa (pointe sud espagnole du détroit) c’est 300 jours à 30 kts et les 64 jours restant c’est entre 0 et 50 kts…..

En résumé, à la sortie c’est 2x la vitesse du vent à l’entrée!

Hercule ouvre les portes du détroit de Gibraltar.

A l’entrée du port de Ceuta une statue d’Hercule nous accueille. elle symbolise la séparation et l’union de deux continents: l’Europe et l’Afrique.
En début de soirée, on déambule dans les rues de Ceuta. sommes frappés par le mélange des cultures. Les Arabes l’ont occupée durant 700 ans, puis les Portugais durant 200 ans, avant d’être rattachée à l’Espagne. Il y a beaucoup de main d’oeuvre marocaine.

Jeudi 28 juillet

En nous réveillant ce matin-là nous entendons les cornes de brume se répondre les unes , les autres. Nous savons qu’il y a encore du brouillard!
Il faut dire que le taux d’humidité par ici est proche de 98%.

Canal qui coupe en deux la ville de Ceuta, pratique pour la police maritime très active dans la région.

Fortifications de Ceuta

D’abord, visite au marché couvert pour acheter du poisson et des fruits. Puis visite du musée de La Légion: médailles, portraits, étendards, uniformes, armes… Heureusement que l’entrée était gratuite! enfin! comme dit Dominique “C’est de l’Histoire*!

Vendredi 29 juillet

Mauvaise nuit, dérangés par musique, bavardages des automobilistes sur le parking.
Matin, courses. Après-midi, quelques heures au parc maritime de la Méditerranée qui regroupe plusieurs piscines d’eau de mer, dans un cadre magnifique.

Samedi 30 juillet

Même mauvaise nuit pour les mêmes raisons.
Quittons Ceuta pour le port de SMIR: ça y est nous sommes au MAROC!

Accueillis par un homme volubile en djellaba. (la tête de Ramses…) Il nous informe que ce weekend  c’est la fête du TRÔNE (anniversaire de l’investiture du roi Mohammed VI) et qu’à cette occasion, le roi viendrait à Smir où il possède une maison de vacances et où il aime faire du jet-ski. Il veut savoir si nous avons l’intention de rester, si l’on veut aller à Tetouan, voir le marché berbère, demain il sera fermé en raison des festivités. C’est tout juste si on a eu le temps de s’amarrer qu’il nous bombarde d’infos et de questions.

Dominique va faire les formalités, je reste sur le bateau. On nous attribue une place.
Après une pause, on part à la recherche de wifi et d’un distributeurs pour tirer quelques dirhams. Un rabatteur (qui nous avait repérés, mais ce n’était pas difficile, on devait être les seuls touristes étrangers!) insiste pour nous emmener à Tetouan en taxi. Dominique marchande âprement le prix du taxi et la commission du guide.

On s’enfile dans un taxi (une vieille Mercedes) qui contenait déjà trois demoiselles, qui heureusement sont descendues assez rapidement, et en route pour Tetouan. Et parce que le roi venait à Smir, le long des 20 kilomètres qui séparent Smir de Tetouan, il y avait tous les 100 mètres soit un policier, soit un balayeur ou un soldat!

Avant d’aller visiter la médina, arrêt à un distributeur et dans un magasin vendant du wifi.

Tetouan, le palais du roi, comme il est là, la place est fermée et bien gardée.

Le chauffeur nous lâche au bas de la médina. Nous passons devant le palais du roi. Nous suivons notre guide et traversons différents quartiers; le quartier juif avec sa synagogue, puis celui des différents corps de métier: bouchers, bijoutiers, pêcheurs marchands d’épices, de fruits, de légumes…Les ruelles sont étroites, c’est un vrai dédale!

Jusqu’au moment où il nous amène dans une coopérative qui vend des tapis berbères, alors que nous lui avions bien précisé que les tapis ne nous intéressaient pas, que nous n’achèterions pas de tapis! On a quand même eu droit au thé de menthe et nous sommes repartis SANS tapis!

Même coup dans l’herboristerie¨! Là, on a été un peu plus cool, on est reparti avec de l’huile d’argan et un produit contre les cafards!
De retour à Smir, pour notre première soirée marocaine, on décide de s’offrir un tajine. On choisit un restau un peu “classe” et on commande un tajine de poulet. Un morceau de poulet, des olives, un œuf cuit dur et….DES FRITES¨!!! Quelle déception!

Dimanche 31 juillet

Avons réalisé qu’il y avait une heure de décalage avec l’Espagne, donc on a reculé nos montres d’une heure.
Nous sommes pressés de quitter cet endroit en effervescence et nous allons à la capitainerie dès son ouverture, car pour quitter un port au Maroc il faut faire des formalités de sortie.
Après quelques miles nous recevons un appel radio de la Royal Navy Marocaine qui nous demande de nous éloigner de 4,5 miles des côtes (en raison de la présence du roi).

La frégate de la Marine Royale Marocaine, qui nous demandera de nous éloigner de la côte marocaine de 4.5 miles, elle accompagnera le roi le long de la côte durant le périple du roi qui se déplace de ville en ville.

Nous avions l’intention de nous arrêter à El Djeba, mais le port n’est pas prêt à nous accueillir et nous dirige sur cala IRIS. C’est un petit port de pêche en travaux d’extension. L’officier nous reçoit aimablement et nous dit qu’il reviendra avec son chef. On ne sait pas si on ose manger. Finalement Dominique retourne à la capitainerie voir ce qu’il en est. On lui répond que le chef va venir inspecter le bateau avec un chien anti-drogue.

Port de cala Iris

Entre temps, les préposés de la marine royale marocaine sont aussi venus nous demander nos papiers. On mange un peu, on flippe aussi un peu en se disant “et si quelqu’un avait caché de la drogue sur notre bateau?”

Il faut savoir que la ressource principale de El Djeba est le kif….A 23 heures, n’ayant toujours pas reçu de visite, nous allons nous coucher. Nous avons de la peine à nous endormir, car notre bateau, le seul qui n’est pas un chalutier, est un objet de curiosité…

Lundi 1er août

A 6 heures nous entendons des voix et une certaine agitation sur le quai. Dominique sort voir ce qui se passe: les pêcheurs sont en train de déplacer délicatement le Cornalin, car les ouvriers attendent un chargement de matériaux! Alors à moitié réveillés nous déplaçons le bateau dans la baie et.. déjeunons!

Cal Iris au petit matin

Que faire? Retourner pour subir l’inspection ou f… le camp? Vous connaissez Dominique? On y est retournés! Et l’officier nous attendait pour…. nous souhaiter un bon voyage! Il recevra du chocolat et des cigarettes, car nous n’avons rien payé!

Chalutier typique marocain.

A 7 heures nous larguons les amarres pour une longue nav qui nous amènera à MELILLA, deuxième et dernière enclave espagnole sur la côte marocaine.
Nous arrivons de nuit à Melilla. Dominique a adoré… Moi pas. Nous arrivons à 22 heures, et plutôt contents d’arriver, mais à peine entrés dans le port, la Guardia Civil, tous feux clignotants, nous fonce dessus pour savoir d’où l’on vient où l’on va etc…et qu’ils viendront à bord dans 30 minutes!

Arrivés à la capitainerie, cerise sur le gâteau, on s’entend dire que nous ne pouvons pas rester, la marina étant fermée du 1er au 15 août, en raison de régates.!!! Alors que la marina est à moitié vide… (on regrette l’hospitalité marocaine)
Nous parlementons et obtenons de rester cette nuit. Ouf!

Mardi 2 août

Ce matin, visite de deux hommes de la Guardia Civil (ceux d’hier soir). Rien à voir avec leur job, ils viennent voir la construction du bateau, l’un des deux a l’intention d’en construire un.

Entrée de la forteresse de Melilla

Vous avez assez vu de poteries…non? les canons c’est quand même mieux!

Nous partons ensuite visiter la citadelle, très bien conservée ainsi que les musées d’art contemporain (il y avait même un Picasso!), d’archéologie, militaire, et ethnographique. Ce dernier retraçait l’histoire de toutes les occupations: néolithique, phénicienne, punique, romaine, maure et espagnole. Après cette nourriture culturelle, c’est avec une cana (=chope de bière) et des tapas qu’on a rempli nos estomacs.

Retour au bateau, épuisés.

Le bar de tous les dangers!

Le soir, on décide d’aller encore manger dehors. Dominique est fatigué, il ne veut pas trop s’éloigner. Près du port, il y a plusieurs bars, mais peu de restaurants. On se renseigne auprès d’un barman qui discutait avec un client qui se révéla être un Français, Kamel, de parents marocains. Il insiste pour nous offrir un verre, alors qu’il buvait déjà un verre avec Yves, un convoyeur belge professionnel. On s’attable. je me suis retrouvée à côté de Kamel, jeune homme de 36 ans en pleine rupture sentimentale et professionnelle et pendant qu’il me racontait ses déboires et sa crise existentielle, Dominique, à côté de Yves (2 tours du monde!), se régalait de ses récits et témoignages. La suite est pathétique: Kamel disparaît et revient en ayant commandé à manger pour nous quatre pour une sommes exorbitante, alors qu’il dispose de peu de moyens. Impossible de participer, de lui faire entendre raison.
La musique s’est arrêtée ce matin à 6 heures!

Mercredi 3 août

Les allées pavées en “vagues” sont une spécialité espagnole…

Le ptit mousse en pleine drague…

C’est pour qui, cette belle loco?..

Promeneur de chiens… petite pause et pas un qui bouge! chapeau le chef de meute!

Beaucoup de bancs en mosaïque dans cette ville

On se traîne jusqu’au marché couvert faire deux trois achats. On se prépare à partir le lendemain. Le soir un dernier repas espagnol dans un petit bistro sympa.

Jeudi 4 août

Réveil à 7 heures et en route pour SAIDIA, dernier port marocain avant l’Algérie.

 

Ile espagnole de Congresso

Ile espagnole Isabel II

En route on passe à côté de 3 îles espagnoles, les îles Chafarinas, domaine militaire, ça n’a pas manqué, une vedette ultra rapide fonce sur nous avec 4 hommes armés de fusils mitrailleurs, qui nous demandent de passer 500m. plus loin. Il faut dire que ces îles sont situées à moins de 2 miles de la côte marocaine. Les Espagnols défendent leur territoire avec acharnement. 3 autres bateaux de touristes seront contrôlés en même temps que nous.

Carte des territoires espagnols en zone marocaine (source wikipedia)

Arrivée à la marina Saidia

L’accueil est aimable. Plusieurs Français sont là et apparemment contents des prestations de la marina. Cela nous rassure. Nous avons la visite des douanes, de la police portuaire et de je ne sais plus qui.

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut