2015 Naxos – Sardaigne

A venir le trajet Naxos -Mesalongi

 Septembre octobre 2015

MESSALONGHI____ CROTONE

Mardi 25 août, mercredi 26 et jeudi 27 août
Le mardi 25 août nous retrouvons notre bateau à Messalonghi dans le golfe de Patras. Il fait une chaleur étouffante et il nous faut beaucoup d’énergie pour préparer le bateau au départ.
Vendredi 28 août
C’est le départ. On inaugure la nouvelle barre à roue. D’abord faire le plein de diesel. Première surprise: les propulseurs d’étrave fonctionnent mal.
En plongeant Dominique constate que les hélices sont pleines de coquillages agglomérés: 3cm d’épaisseur! il faudra les démonter pour les gratter.
Deuxième surprise: la marche arrière fonctionne mal: évidemment l’hélice est encrassée de coquillages.

Cela vaudra quelques plongées à Dominique pour la dégager sommairement.

Un premier arrêt baignade dans une jolie baie puis on se dirige vers l’île de KASTOS et son petit port. A l’ancre et 2 amarres à terre on pensait être tranquille. Pas du tout! Vers 21 heures le vent tourne, rafales de vent et l’ancre décroche!

Et le bateau s’est échoué à quelques mètres de la plage, semée de cailloux et devant une taverne! Spectacle assuré!

Deux Grecs sont quand même venus nous demander si nous avions besoin d’aide. La réponse du capitaine: “I first try by myself”!
Et d’aller à la nage mettre une deuxième ancre et à l’aide de celle-ci, du moteur et du propulseur de se dégager.
Puis avec l’annexe Dominique a transporté l’ancre (celle qui avait décroché) et l’a replantée avec 40 mètres de chaîne.
Le capitaine était fatigué après ces opérations… le vent l’a aussi compris et s’est arrêté de souffler.

Samedi 29 août
Et bien! la nuit tranquille nous ne l’avons pas eue…Notre GPS (tout neuf!) a fait l’important et a déclenché des alarmes d’ancre trois fois au cours de la nuit… En fait, il était mal réglé!
Direction le pont de Levkas (c’est un pont pivotant qui se lève pour laisser passer les bateaux), puis la ville de PREVEZA où l’on s’amarre le long du quai au bord de la route.
Entre la circulation, le clapot, les gens qui discutent en passant devant le bateau, je ne sais pas comment on a réussi à dormir quelques heures!

On continue en direction du nord et on s’arrête dans la magnifique baie “Des deux rochers”. Baignade, repos. On y passe la nuit.


Lundi 31 août
La houle nous embêtera un peu. Départ pour Corfou où l’on s’amarre devant la forteresse vénitienne.
Bizarre! l’eau brassée par l’hélice et le propulseur devient brun clair..l’.odeur en plus, on est sur une  sortie des égouts…
Pas question de rester, on déplace le bateau vers des eaux un peu moins sales!
Dominique mettra 2 heures pour déposer le transit log (papier qui certifie que nous quittons la Grèce). Le bateau est chahuté par le ressac et nous décidons d’aller ailleurs. Ce sera à l’ancre, pas loin de la marina Gouvia.

Mardi 1er septembre mercredi 2 septembre

Adieu l’ouzo, la moussaka, les souvlaki et le tzatziki, bonjour l’Albanie! Première escale à Sarendës où nous sommes  bien accueillis. Il fait une chaleur étouffante et Dominique se douchera au moins dix fois au cours de la journée!

Bananes à portée de main pour le singe…

On inaugure un parachute qui se fixe sur une ouverture et qui s’oriente de manière à récupérer le moindre petit brin d’air pour nous ventiler. Merci Gilles! ça fonctionne!

Jeudi 3 septembre
On quitte Sarendës pour longer la côte albanaise en direction du nord. Elle est sauvage, peu habitée avec des kilomètres de plages de sable.
Petit arrêt en cours de route… l’endroit est isolé mais bizarre.. à la jumelle on repère toute une panoplie de fortifications, barbelés, défenses etc. cachée par la végétation!!
Puis ancrage dans le joli petit port Palermos, bordé d’une petite plage et d’un restaurant avec une terrasse qui offre une vue étendue.
A moins d’un mile Dominique repère un château qui suscite sa curiosité. Nous allons avec le dinghy le voir de plus près.
Il s’agit d’un château fort construit par le Pasha Tepelena au début du 19ème siècle,  aidé par des ingénieurs militaires français.
On commencera par trouver porte close… Puis en tournant autour du château, une chienne et ses 7 petits!

Les petits en bonne santé apparemment, mais la mère n’a plus que la peau sur les os!

Une petite vidéo pour faire craquer les nanas!
Par une entrée mal fermée on s’introduit dans la forteresse.
Par la suite le gardien du château refait son apparition et moyennant quelques Kunas, on peut commencer la visite.
Sur le toit!

 

 

Curieusement le château est totalement couvert
Sur le toit  différentes pentes et écoulements permettent de récolter l’eau de pluie.
Nous mangerons ce soir-là une délicieuse dorade ainsi qu’un autre poisson, délicieux, mais non identifié!

Vendredi 4 septembre

On quitte Porto Palermos pour une ville plus au nord:  Vlöre. On longe la côte pendant 42 milles sans rencontrer âme qui vive…des kilomètres de plage et de bord de mer rocheux, inaccessibles, des flancs de montagnes recouverts de cailloux et d’arbres, sans habitations.
Certains flancs de montagne sont couverts de fumerolles générés par de petits foyers de feu qui consument des hectares de végétation. 
Pas de canadair en Albanie…. seule la pluie éteindra les feux!

En arrivant dans le chenal de VLÖRE on découvre des dizaines et des dizaines de mini bunkers qui ont des allures de champignons, vestiges de la guerre froide…

C’est par centaines que des bunkers ont été construits le long de la côte à chaque endroit où un débarquement est possible, reliques de la guerre froide!
Plein de petits champignons sur cette photo, des mini bunkers, allez-vous les trouver?Averti de notre arrivée, un responsable nous fait accoster latéralement dans un chantier naval qui fait un bruit d’enfer..
Arrive ensuite l’agent avec qui nous avions rendez-vous qui nous déplace encore une fois dans un endroit moins exposé au ressac, mais très inconfortable pour débarquer sur le quai.
Gymnastique assurée pour sortir!
Les formalités remplies, nous partons à la découverte de la ville. Elle s’étale sur une large avenue typique communiste, bordée d’échoppes et magasins en tout genre.
Beaucoup de cafés, tavernes, où sont attablés essentiellement des hommes.
Nous grignotons un poulet rôti et regagnons notre bateau.
La nuit nous coûtera 100€, la nuit la plus chère… sans factures, et sans infrastructures !!!
Samedi 5 septembre
Nous quittons l’Albanie à 7h45 pour le pays des PIZZAS.

10 heures de traversée dont 4 heures de moteur et 6 heures de voile au près, sur une mer un peu déformée!!!

 

( Oui, Gilles, Haroun, Antoine au près, à la gite! avec 5-6 Bf…!)  6 heures non stop! Vous dire que j’ai adoré serait un mensonge… mais enfin, ça avançait plus vite qu’au moteur…A environ 20 milles de Vlöre, 4 dauphins passeront devant l’étrave du bateau comme pour nous saluer.

On arrive épuisés, mais contents à OTRONTO, la ville des Pouilles la plus à l’Est. Bière, apéro, formalités,  douche et ENFIN LA PIZZA!
Dimanche 6 septembre
Nous apprenons que c’est le weekend de la “Fiesta della madonna dell’Altomare” et que vers 17 heures nous devrons libérer la place pour que la procession qui arrive par la mer puisse débarquer sur le quai. La ville est en fête.
Les gens sont  partout dans les rues. Des stands de toutes sortes sont exposés: fruits légumes, brocantes, crêpes, sucreries, ballons, jouets, viande grillée, saucisses, brochettes. L’ambiance est joyeuse et festive et toute une rue est décorée d’arceaux d’ampoules colorées.
A 17 heures c’est le branle-bas de combat:  tous les bateaux quittent le quai et un grand nombre de barques, canots se dirigent vers le quai d’embarquement de la vierge. On se met à l’ancre et on entend la messe diffusée par hauts parleurs. La foule est agglomérée tout autour de la rade et suit la procession des yeux ou aux jumelles comme nous. La Madonna est hissée sur un bateau par des officiers de la marine en tenue d’apparat et va lentement en haute mer faire je ne sais quelle bénédiction! La procession est accompagnée d’une centaine de bateaux.
Ensuite c’est le tour de la rade saluée par des milliers de personnes. Et voilà que le bateau de la madone qui passe à environ 5-6m derrière le Cornalin suivi d’un bateau avec la fanfare et  par tous les bateaux de la procession.
Route de collision, ça craint…. mais la vierge se contentera de nous contourner à moins de 5m.!
Salutations en anglais de 2 marins plus tout jeunes!
Suivi d’un bateau fanfare, ceux-là ils vont avoir soif!
La procession nous contournera sans heurt!
Lorsque la procession a mis pied à terre, quelque temps après, nous retournons nous amarrer, avant de  reprendre  un bain de foule. Puis nous rentrons, nous voulons nous coucher tôt pour nous  lever tôt. Mais à minuit un coup de tonnerre nous réveille: c’est le début des feux d’artifices qui dureront un bon quart  d’heure!
Lundi 7 septembre
Petite étape, une vingtaine de milles pour aller à SANTA MARIA DI LEUCA, la pointe sud des Pouilles.
Mardi 8 septembre
Levés à 5 heures, départ 6 heures pour 12 heures de navigation, dont 2 heures au moteur et 10 heures de voiles, 3/4 arrière.
Une allure plus confortable, mais la mer était quand même un peu formée… Nous sommes en Calabre à CROTONE.
Mercredi 9 et jeudi 10 septembre

Il pleut tout le mercredi et le jeudi reste couvert. On profite du marché aux poissons pour manger des moules, des huîtres, de l’espadon et du thon.

C’est pas la Bretagne, mais ça va.

   Du thon ou des huîtres… les deux mon capitaine?

Vendredi 11 septembre

On quitte Crotone pour Le Castella. Petite navigation.
Samedi 12 septembre

On avance et gagnons Roccellla Ionica.

Dimanche 13 septembre

Levés à 5 heures nous quittons la Calabre pour 12 heures de traversée pour atteindre la SICILE et nous arrivons à TAORMINA où on nous propose une bouée. Nous passerons une nuit épouvantable à être ballottés par la houle…

Cornalin va se payer une danse carabinée

Lundi 14 septembre

Pas très frais, nous nous levons et avons la vue sur l’Etna et son panache de fumée: c’est beau!
On prend le dinghy et l’amarrons en demandant à un gars travaillant dans une taverne proche de le surveiller.
Puis nous partons attendre le bus pour aller visiter la ville de TAORMINA qui se trouve à environ 4km.

Des bus passeront, mais ne s’arrêteront pas… alors avec un couple de Brésiliens dont nous faisons la connaissance, nous prenons un taxi. Négociations musclées sur le prix.

Nous resterons avec Bob et Isabelle un moment, puis nous les retrouverons pour une mini pizza à midi et enfin pour un apéro le soir.
La ville de Taormina est une belle ville avec de belles places, de beaux monuments et deux portes pour entrer et sortir dans la ville.

Le soir on déplace le bateau dans la baie pour être à l’abri de la houle. On se met à l’ancre.

Bob et Isabelle

La baie de Taormina


Mardi 15 septembre

Après une nuit paisible, nous levons l’ancre et partons pour Syracuse. Nous aurons l’Etna pendant un long moment devant nos yeux

Et vers 18 heures nous entrons dans la baie de Syracuse dont l’entrée est gardée par un fort. L’Etna, avec du soleil le matin et couvert l’après-midi
l’entrée du port de Syracuse
Mercredi 16 septembre
Le matin, nous allons amarrer le dinghy sous un pont et nous voilà en plein centre de SYRACUSE. On fait un petit tour au marché pour se réapprovisionner en fruits et légumes, puis nous rentrons. En fin d’après-midi nous y retournons pour visiter la ville.

Très belle! De beaux monuments, de belles églises, de larges places…

 Ce sera thon ou espadon?

 

Jeudi 17 septembre

Petite étape jusqu’à MARZAMEMI, petit port sans prétention, mais accueillant.

Le fort de l’île Capopassero
Vendredi 18 septembre
Prochaine étape RAGUSA, c’est le sud de la Sicile. Nous y arrêtons une nuit. Pas le temps de visiter, parce que d’une part, nous allons certainement être bloqués 2 jours à cause du vent, et d’autre part nous voulons rejoindre la Sardaigne sans trop tarder.

Samedi 19 septembre
Départ à 6h30 pour LICATA. On repère son phare ainsi que son cimetière si particulier au sommet de la colline. Outre l’employé du port, c’est aussi un Suisse, Bruno, qui nous accueille. Il laisse son bateau durant l’hiver ici. Nous boirons bien sûr l’apéro avec Sylvie et Bruno, nos compatriotes bernois.
Dimanche 20 septembre
La chaleur, les moustiques, le bal du yacht club en face de nous, et pour finir la pluie et le vent nous feront passer une nuit pas des plus agréable!

Il fait 28 degrés et le vent souffle toujours…

Nous allons nous promener dans la ville de Licata. Je ne sais pas si les livres de Camilleri et son fameux commissaire Montealbano y sont pour quelque chose, mais je trouve cette ville sympathique, vivante et authentique. C’est dimanche, il y a la sortie de la messe, les tables des bistrots se remplissent, des groupes se forment, c’est animé!
Lundi 21 septembre
Nous retournons dans la ville. Je constate quand même que les abords du port sont propres, mais les alentours un peu moins…
Nous voulons aller visiter ce curieux cimetière juché sur la colline. Il s’étend sur le sommet où dominent des caveaux gigantesques, des monuments funéraires impressionnants, des tombes avec des photos, des statues.On s’aperçoit que de là-haut la vue sur la mer est superbe, mais surtout que le cimetière s’étale sur les flancs de la colline. Les tombes sont serrées les unes contre les autres, il y en a des milliers.

C’est impressionnant!

Gigantesque  cimetière, il y a carrément un problème de surpopulation!

Mardi 22 septembre

Les nuits sont moins chaudes, on supporte une petite couverture…
Il n’est pas encore 7h et déjà nous quittons Licata. Il fait même un peu frais. Il y a de la houle. La nausée n’est pas très loin….
Nous arrivons dans le petit port de SAN LEONE avant que le vent ne forcisse. Nous avions l’intention de visiter les ruines d’Agrigento, mais Dominique a des maux de nuque qui nous font renoncer à la visite.
Mercredi 23 septembre
Nuit pénible pour Dominique qui souffre de douleurs musculaires (on suppose…une élongation, déchirure???) toujours à la nuque.
A 7 h nous quittons San Leone: il fait frais. On a mis les chaussettes,  les pantalons longs, pulls et polaires… et même le bonnet de laine pour le capitaine! Mais on enlèvera tout ça très vite en milieu de matinée…Nous arrivons dans le port de SCIACCA en milieu de journée. C’est un port où il y a essentiellement des chalutiers.
ll faut monter une grande quantité de marches pour accéder au Mont Saint Calogero, la ville haute, renommée pour ses thermes. Mais quelle vue!
Les thermes sont fermées pour des raisons politiques, financières, ou autres, nous a expliqué une serveuse. C’est une ville qui est réputée pour son carnaval, ses céramiques et son poisson bleu exporté dans le monde entier.
Jeudi 24 septembre
Il vente, comme prévu. Nous restons au port. Repos, balades, courses, visites.

On déambule dans le port des pêcheurs: il y a énormément de chalutiers qui vont parfois pêcher dans les eaux tunisiennes ou libyennes…

Vendredi 25 septembre
Sale nuit! La houle est entrée dans le port et nous a ballottés toute la nuit…
Journée repos avec à la clé les 244 marches pour accéder à la ville.
Enfin de la faïence pour madame… et utile pour le cap!
Samedi 26 septembre
Petite étape pour aller à MAZARA DEL VALLO. c’est une grande ville avec un collège jésuite, une mosquée et de belles églises.

Les rues sont pavées de larges pavés blancs.

Devinez qui a pris la photo ?
Un port authentique mais… il manque les odeurs! la rivière est un égout à ciel ouvert!

Dimanche 27 septembre

C’est sale, des ordures sont entassées un peu partout et les animaux ont déchiqueté et éparpillé les immondices. ça sent mauvais…

Et dans la marina ça sent les égouts. Cette odeur nous poursuivra encore le lendemain pendant quelques miles….

Nous ne verrons aucune poubelle dans la ville!

Lundi 28 septembre

On quitte Mazara del Vallo sous un ciel couvert. Le plafond nuageux est bas. Et durant la navigation on craint la pluie. Mais nous y échapperons et arriverons à TRAPANI sans avoir reçu une goutte. Nous retournons dans la marina que nous connaissions et là nous attendons une fenêtre météo pour traverser sur la Sardaigne où nous laisserons le bateau durant l’hiver. Elle semble se dessiner pour la fin de la semaine. C’est une nav de 30 heures environ. En attendant on fait du matelotage, nettoyage, lectures, promenades…

C’est donc à SANTA MARIA DI NAVARRESE que va s’achever le voyage du Cornalin de l’année 2015.
La traversée, le coucher du soleil
Lever du soleil
Hooo miracle, le poisson de l’année!

La surprise…. à environ 40 milles à l’ouest de Trapani!

C’est à Santa Maria sous la pluie que Cornalin prend ses quartiers d’hiver! Fin des aventures 2015

Rendez-vous en 2016…………..

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